VELO

La crise de Covid-19 a joué un rôle d’accélérateur pour le marché du vélo : les Français se tournent de manière croissante vers le vélo pour leurs usages quotidiens et de loisirs. Ils sont guidés par des préoccupations sanitaires et écologiques de plus en plus prégnantes. Le marché bénéficie également du formidable essor de la catégorie des vélos à assistance électrique (VAE), dont les adeptes ne cessent de se multiplier.

Services, tourisme, B to B : trois grands domaines apporteurs d’affaires

Qu’il soit musculaire ou électrique, le vélo a fait naître un large écosystème riche et diversifié, dans lequel coexistent des opérateurs traditionnels (fabricants, distributeurs, réparateurs, loueurs, etc.) et de nouveaux intervenants. Ces derniers se différencient par des concepts, des techniques ou des business models innovants, qui leur permettent de trouver et de créer leur propre place.
Dans cette masse de potentialités économiques, trois grands domaines se détachent :

  • Les services : location, réparation, électrification, occasion…
  • Le cyclotourime : offres de voyages et séjours à vélo, hébergements labellisés, services et concepts dédiés, locations, partenariats avec les marques sur les territoires…
  • Le commerce entre entreprises (B to B) : offres vélos pour les flottes des entreprises, livraison urbaine à vélo, infrastructures…

La catégorie des services se révèle particulièrement porteuse pour les candidats à la création d’entreprise sur le marché du vélo

  • Dans le domaine des mobilités : la location de vélos a connu un développement spectaculaire au cours des dernières années.
    La location en libre-service peine toutefois à définir un modèle économique rentable.
    Si le free-floating se révèle imparfait, le modèle de la location longue durée (LDD) se profile comme plus opportun, en particulier sur le segment des VAE, encore chers à l’achat.
  • Dans le domaine de la réparation des vélos : le renouveau du marché fait naître de nouvelles places à prendre pour les concepts spécifiques.
    Le service à domicile répond aux attentes d’une clientèle urbaine pressée et exigeante.
    Les cafés cyclistes offrent des espaces de convivialités inédits favorables à un esprit de communauté.
  • Dans le domaine de l’occasion : la vente de vélos d’occasion trouve toute sa légitimité dans l’univers du vélo, grâce à la tendance de consommation durable et globale.
    Internet favorise l’émergence de sites spécialisés délivrant un niveau de service élevé autour des articles d’occasion.
    L’expertise, la définition de la cote du vélo et le reconditionnement permettent aux nouvelles start-up de se démarquer des sites de petites annonces généralistes.
  • Dans le domaine de l’électrification des vélos : cette prestation se présente comme un nouveau champ à explorer dans le sillage du VAE.
    De nouveaux entrants développent cette activité à travers la vente de kits à poser soi-même ou l’installation du matériel.
    Le gain écologique et la praticité des vélos modifiés se hissent parmi leurs arguments marketing phares.

Zoom : la location longue durée séduit la distribution

Compte tenu du prix d’achat élevé et de la crainte du vol, l’acquisition d’un VAE n’est pas encore une pratique démocratisée au sein de la population française. Face à ce constat, les offres de location longue durée avec ou sans option d’achat se multiplient. Elles émanent de différents types d’acteurs.
Les collectivités étudient de plus en plus la location longue durée, qui était proposée dans 94 territoires en 2019 selon la Direction générale des entreprises. Avec un reste à charge pour les collectivités qui se situe entre 400 et 500 euros, l’investissement dans ce type de service s’avère plus économique que les VLS proposés dans l’espace urbain.
La distribution s’intéresse également de plus en plus à ce segment :
Des spécialistes (Culture Vélo, Holland Bikes) proposent des vélos à la location, et notamment des VAE :

« Dans un univers du VAE qui évolue rapidement, le client peut changer de vélo au bout de quelques mois s’il le souhaite, sans avoir à se préoccuper de la revente de l’ancien modèle. Il paye l’usage et non l’objet ».
William Brana, spécialiste de la location longue durée du groupe Cyclelab (Culture Vélo)

Les offres proposées comportent des options telles que l’assurance contre le vol et une assistance en cas de panne.
En croissance depuis 2014, le VAE est désormais considéré comme le moteur des locations longue durée. Il fait l’objet de nombreuses initiatives à destination des entreprises, notamment à travers des modèles B to B.

Parallèlement aux offres proposées par les spécialistes du vélo, d’autres distributeurs s’emparent des opportunités actuelles :
Norauto a mis en place une flotte de VAE disponibles en location dans 22 de ses 400 points de vente :

“Nous mettons tout en œuvre pour accompagner les clients, comme les collaborateurs, vers la mixité énergétique, l’objectif étant d’agir pour le climat et de réduire l’empreinte carbone”
Anne-Danièle Fortunato, leader développement durable de l’entreprise

Decathlon teste dans douze de ses points de vente un nouveau concept de location de vélos sans engagement avec cinq modèles de vélo, dont des VAE, accessibles grâce à des abonnements compris entre 15 et 75 euros par mois. Cette offre sans engagement vient renforcer la position de Decathlon dans le domaine de la location. En effet, l’enseigne proposait déjà depuis juin 2019 des vélos en location longue durée sur 12, 24 ou 36 mois à un prix d’entrée plus élevé, de 27,90 euros par mois. Avec ce nouveau concept, Decathlon se positionne sur une offre plus souple, moins chère et qui permet au client d’acheter son vélo à la fin du contrat.

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