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Le Made in France s’affirme depuis quelques années comme une tendance en forte croissance auprès d’un public en quête d’une consommation plus éthique et responsable. Plus récemment, la crise sanitaire de Covid-19 a renforcé la volonté des Français de consommer local, notamment pour l’alimentaire et le textile. À l’heure où de nombreuses politiques appellent de leurs vœux à une réindustrialisation du territoire hexagonal, la tendance du Made in France pourrait croître de façon exponentielle à moyen terme. Dès lors, ce positionnement peut s’avérer porteur pour les acteurs déjà en place sur leurs marchés, et pour les nouveaux entrants. Si le Made in France est devenu un argument marketing efficient pour les marques, les opportunités s’accompagnent toutefois de nombreux défis. Pour s’inscrire dans la durée, le perfectionnement des modèles passe selon nous par 5 leviers principaux.

1. Créer un Made in France compétitif

Malgré les signaux positifs du marché, fabriquer dans l’Hexagone reste un défi difficile à relever pour les entreprises françaises. La disparition des savoir-faire et des usines textiles, par exemple, obligent les acteurs à redoubler d’efforts pour trouver des sous-traitants, l’objectif étant de créer des produits qualitatifs en France tout en restant compétitif. En utilisant des outils de production modernes, les fabricants peuvent minimiser l’onéreuse main-d’œuvre française. Les nouvelles usines agiles, capables de répondre aux enjeux de flexibilité, permettent aux marques de miser sur la personnalisation et les petites séries. À l’inverse, certains fabricants parviendront à résoudre l’équation d’un Made in France compétitif en produisant d’importants volumes. Par ailleurs, la vente directe aux consommateurs permet d’élargir ses marges. La distribution en ligne, en particulier, offre des avantages notables et permet de lever certaines barrières à l’entrée. En outre, la désintermédiation dans la distribution permet aux marques de nouer un contact direct avec les consommateurs et leur permet de garder la main mise sur leurs données.

2. Sécuriser ses approvisionnements

Les entreprises misant sur une production à partir de matières premières françaises se doivent de porter une attention particulière à la sécurisation de leurs approvisionnements. Sur ce volet, le renforcement des liens avec les producteurs se profile comme une nécessité pour pallier la pénurie de certaines matières premières, notamment dans l’agroalimentaire et le textile. La création d’une filière propre constitue un autre moyen d’assurer et consolider son sourcing.

3. Gagner en légitimité en renforçant sa traçabilité

Encadrée par une législation considérée comme peu contraignante, la déclaration de l’origine France est largement accessible et peu contrôlée. En conséquence, la provenance des produits reste confuse. En outre, déterminer la part réelle de la production française d’un produit s’avère souvent complexe, voire impossible pour le consommateur. La légitimité des acteurs doit donc passer par des efforts de transparence et de traçabilité. Dans cette optique, les preuves tangibles d’engagement apportées par la technologie de la blockchain procurent des avantages notables.

4. Assurer la pérennité de ses compétences

Pour tous les secteurs dépendant de savoir-faire particuliers, le recrutement des talents se montre délicat. Les acteurs du Made in France doivent porter une attention particulière au maintien de leurs compétences. Si les plus grandes entreprises peuvent créer des filières de formation en s’appuyant sur leur puissance financière, les PME s’orientent davantage vers la conception de formations en interne, souvent accompagnées par les institutions publiques et les organismes de formation professionnelle.

5. Miser sur le collectif

Les entreprises positionnées sur le Made in France gagneraient à se structurer davantage et à miser sur le collectif. Défendre la fabrication française, assurer la promotion des savoir-faire, mutualiser les outils de production, investir dans les formations… Si certaines initiatives existent, leur intensification favoriserait la pérennité des entreprises et encouragerait la création d’un cercle vertueux pour consolider et protéger le Made in France .

À propos du Made in France

L’argument du Made in France offre des opportunités aux entreprises. Dans leur recherche de qualité, de réassurance et de consommation responsable, les Français affirment qu’ils s’intéressent de plus en plus à ce critère. La majorité d’entre eux déclare même être prête à payer plus cher pour acheter un produit fabriqué dans l’Hexagone. Dans tous les secteurs, des fabricants et des enseignes profitent de l’essor de cette tendance en relocalisant leur production, en rachetant des sous-traitants français ou en créant de nouvelles marques dédiées. Aux côtés des acteurs historiques, les nouveaux entrants, notamment dans le secteur du textile, parviennent à valider leur modèle grâce aux …

Autrefois considéré comme une simple tendance passagère, le snacking est devenu un marché porteur en France. En croissance, ce marché concerne différents types d’acteurs : les distributeurs (enseignes de la restauration rapide,  enseignes spécialisées, grande distribution) et les fabricants (plats préparés, en-cas à consommer entre les repas…). Le snacking performe en grande surface, où les ventes en valeur se sont établies à 3,52 milliards d’euros pour l’année 2018 selon la société d’étude de marché IRI. Il se développe tout autant en boulangerie, circuit de distribution qui envisage le snacking comme un relais de croissance.

La bonne santé du marché du snacking résulte de la volonté des consommateurs de déstructurer leurs repas, en mangeant plus rapidement, de façon plus commode et aux heures désirées. Le consommateur est également de plus en plus conditionné dans ses choix par des préoccupations éthiques. Le snacking tente donc désormais de masquer son caractère industriel pour verdir son image et rester digne de confiance pour les acheteurs.

« Le consommateur d’aujourd’hui n’a pas du tout le même rapport au progrès que les générations précédentes. Il est devenu sceptique. Il se méfie des groupes trop puissants et des phénomènes de massification. Il s’interroge sur la provenance des produits. Il se soucie de sa santé, de l’environnement, de la souffrance animale« .
_ Agnès Crozet, secrétaire générale de l’observatoire des éthiques alimentaires, sur les motivations du consommateur moderne.

Face à cette mutation des attentes, les acteurs du marché adaptent leurs stratégies. Dans cette démarche, le localisme est l’une des problématiques les plus prégnantes.

L’implantation de commerces coopératifs boosté par le localisme

De nombreux magasins de vente directe émergent grâce à cette appétence grandissante du consommateur pour les circuits courts. C’est notamment le cas à Montpellier du supermarché coopératif La Cagette. Son catalogue se compose de 2 500 produits bios et locaux. Ce commerce se fournit directement chez les agriculteurs situés en périphérie montpellieraine. Son modèle coopératif s’est bâti autour du profil coopérateur-client. Pour pouvoir acheter des produits, il faut adhérer au commerce et dédier trois heures par mois à la bonne tenue du point de vente et à son approvisionnement. La Cagette n’en est qu’à ses débuts, le commerce ayant été créé en 2018, mais son modèle est prometteur, puisque lors de sa première année d’exercice plus d’un million de marchandises ont été vendues.

Marques et distributeurs s’engagent pour une offre en circuit court

Les marques bien implantées sur le marché du snacking développent des accords avec leurs producteurs pour assurer un approvisionnement local. La marque française Saint-Mamet, spécialisée dans la transformation de fruits, se félicite ainsi d’avoir renforcé ses liens avec ses fournisseurs arboriculteurs, en signant avec eux un engagement sur vingt ans. Cette politique commerciale traduit le souhait de la marque de mettre en place un système de commerce équitable français, local, pour fournir aux consommateurs des produits hexagonaux.
La grande distribution s’implique également dans le développement des circuits courts. Le groupe Casino a par exemple inauguré en 2018 deux magasins nommés « Un Tour au Jardin ». Implanté à Lyon, ce concept vise à apporter des fruits et légumes locaux à une population urbaine. Le concept dispose d’un coin snacking innovant. Aménagé avec un bar à soupes, un bar à salades et un bar à fruits découpés, les ingrédients utilisés sont les moins esthétiques, souvent rejetés par les consommateurs. Le magasin affirme donc lutter contre le gaspillage alimentaire tout en satisfaisant les envies et attentes des clients du snacking.

Le snacking éco-responsable, un marché juteux pour les acteurs de l’emballage

Les produits des gammes snacking génèrent une production conséquente de déchets. Au cours de l’année 2018, 360 kg de couverts en plastiques, saladiers et autres contenants ont été jetés par les français. Les marques sont aujourd’hui contraintes de modifier les matières utilisées à la confection de leurs emballages. Cela fait notamment suite à l’adoption le 21 mai 2019 d’une directive européenne interdisant la mise sur le marché de nombreux produits plastiques à usage unique à compter du 3 juillet 2021. Cette orientation prochaine est une aubaine pour les fabricants indépendants d’emballages. À titre d’exemple, la société Tassiopée produit une tasse comestible, conçue avec un biscuit gaufré qui résiste à la chaleur. Les barquettes innovantes et biosourcées sont aussi un terrain d’investissement pour des prestataires. La société Duni, quant à elle, développe des emballages en polypropylène biosourcé tandis que la société finlandaise  Huhtamaki privilégie le carton micro-cannelé pour ses gammes dédiées aux quiches, pizzas et plats à emporter.

Les solutions internes d’emballage encore sous-développées par les marques

Les acteurs de l’emballage profitent du besoin grandissant d’emballages éco-responsables des acteurs du snacking. En effet, ceux-ci ne disposent pas toujours de solution en interne pour produire leur propre gamme d’emballages responsables. Toutefois, certains grands groupes investissent dans la R&D et le marketing pour inventer des supports répondants aux problématiques environnementales. Fleury Michon fait partie de cette catégorie, avec sa nouvelle gamme de salades : la Salad’Jar. Le contenant de ce produit est un bocal conçu à partir de plastique recyclable. L’avantage du bocal réside dans sa résistance et sa pérennité, puisqu’il peut être réutilisé au cours d’autres moments de consommation. Cet exemple reste aujourd’hui isolé, la majorité des marques de snacking ne parvenant pas à contrôler l’augmentation du coût de production de ces emballages nouveaux. Laurence Béthines, directrice du département tendances et innovation de l’agence Team créatif, précise que la transition vers des emballages durables entraîne une augmentation de 10 à 50 % du coût du packaging.

À PROPOS DU MARCHÉ DU SNACKING

Le snacking ne cesse d’étendre son périmètre en France. Les consommateurs prennent l’habitude de se restaurer durant la matinée, à l’heure du goûter ou de l’apéritif, et ce dans tous les points de vente. Les industriels et les circuits de distribution ont constaté cet engouement pour le snacking et ont adapté leurs produits au fil des années. Ces derniers sont devenus plus facilement transportables, avec des formats individuels spécifiques. Des établissements dédiés à cette consommation hors domicile, tels que les coffee-shops, sont apparus, comme les fast-foods avant eux.

Ce mouvement est accentué par l’urbanisation intense et des consommateurs qui sont de plus en plus pressés. Pourtant, cette évolution ne se base pas uniquement sur des critères de rapidité et de praticité. Le public souhaite manger vite, mais il veut aussi manger sain. Les nouvelles tendances qui touchent l’ensemble du rayon alimentaire, comme le bio, le végétal ou le naturel, ont une influence directe sur le snacking. Les marques et les distributeurs doivent prendre en compte ces attentes afin de pérenniser la croissance du segment et le détacher définitivement de son image de malbouffe.

Ainsi, cette évolution nécessaire de l’offre fait apparaître de nouvelles opportunités à saisir. Fabricants et distributeurs, en multipliant leurs produits et services, ont une place à prendre dans l’esprit des consommateurs. Les grandes surfaces et les boulangeries se dotent de tables et de coins dédiés à la restauration ; les commerces de bouche mettent au point des plats préparés prêts à consommer ; la livraison à domicile devient un service courant. Ces premières pistes en appelent d’autres à émerger. Pour les acteurs du snacking, le temps semble venu de s’affirmer définitivement comme étant en phase avec les tendances sociétales.

Profitant d’une dynamique favorable, le bien-être est un marché porteur qui affiche une croissance annuelle moyenne de 6,4 %. Dépassant le simple cadre consumériste, le bien-être se positionne comme un choix de style de vie. Plus communément mentionné sous le terme anglais Wellness, le marché regroupe un large éventail de biens et d’activités. Moins développé que d’autres segments, le bien-être au travail offre des opportunités. Marché restreint, il est amené à prendre de l’importance avec la prise en compte grandissante des problématiques de perte de productivité et des maladies professionnelles.

Être bien pour travailler mieux, genèse d’une prise de conscience

Le bien-être au travail s’impose en milieu professionnel sous l’impulsion des nouvelles générations d’employés. Celles-ci accordent dorénavant une importance majeure au bien-être et à l’épanouissement au sein de leur environnement de travail. Ces nouvelles préoccupations ont été confortées par des mesures législatives suite à la vague de suicide chez France Telecom survenue en 2005. Contraintes par des lois plus rigides et répondant à la demande croissante des salariés, les entreprises ont progressivement intégré des politiques de prévention des risques psychosociaux.

Lorsqu’elle occupait le poste de directrice générale des ressources humaines de Danone en 2010, Murielle Penicaud, actuelle Ministre du Travail, s’est engagée dans cette problématique en rédigeant un rapport intitulé « Le bien-être et l’efficacité au travail ». Le document affirme l’importance de considérer la santé des salariés comme un critère pour évaluer les performances des entreprises. Identifiant dix propositions, le rapport s’érige en guide destiné aux entreprises, pour qu’elles puissent développer une réelle culture du bien-être au travail. Cette culture est essentielle, puisqu’elle constitue la solution optimale pour lutter contre l’absentéisme. Ce phénomène aurait amputé 107,9 milliards d’euros aux sociétés françaises en 2018.

Les nouvelles pratiques du bien-être mental

De nombreux salariés français souhaitent disposer d’espaces de repos. Des travaux scientifiques ayant démontré l’efficacité des micros-siestes pour améliorer la productivité, certaines sociétés ont installé des pièces dédiées. Ainsi, les employés de Renault au Plessis-Robinson peuvent utiliser des cabines équipées d’un lit et d’un régulateur de luminosité. Ils sont autorisés à s’y ressourcer pendant 20 minutes.  Le bien-être mental attire aussi l’intérêt des dirigeants. Au sein des sociétés, les séances de méditation, sophrologie ou yoga sont en voie de démocratisation. Organisées en interne, elles visent à éliminer la charge mentale qui, si elle s’accumule, peut mener à des situations de burn-out. Toutefois, ces activités rencontrent encore quelques  opposants dans les hautes sphères dirigeantes. Elles sont donc pratiquées sur la base du volontariat et ne font que rarement l’objet de plan de promotion auprès de l’ensemble des salariés.

Développer la pratique sportive au travail, un souhait parfois difficile à concrétiser

« Si l’on est en grande forme physique, on est aussi plus performant professionnellement. Le sport est une belle façon de fédérer les équipes » affirme Pierre Guirard, cofondateur de WYZ Group, qui propose des solutions digitales pour l’industrie automobile. Les activités physiques sont plus plébiscitées par les employés que les activités mentales, qui peuvent apparaître comme des pratiques nouvelles parfois obscures. Toutefois, la mise en place de temps et de structures dédiées au sport reste rare. Les grands groupes ont les capacités d’aménager une salle de sport ou de rembourser un abonnement à un club de sport. À l’inverse, les PME et TPE se plaignent du manque de moyens humains et financiers pour mettre sur pied des programmes dédiés à l’épanouissement physique des employés. Elles estiment qu’il serait judicieux qu’une incitation financière leur soit attribuée, pour satisfaire les attentes sportives de leurs employés.

Une opportunité pour les prestataires extérieurs

La hausse de la demande suscite l’intérêt des prestataires. Certaines entreprises sont déjà installées depuis quelques années sur le segment, comme PassZen, Obiance ou La Pause Santé. Elles ont rapidement étoffé leurs catalogues en y ajoutant des ateliers de relaxation, des massages ou même des conférences. Elles se présentent comme des partenaires au service du bien-être et de la qualité de vie au travail. À côté de ces grossistes, une multitude de prestataires indépendants cherchent à prendre des places : professionnels de santé, coachs, anciens cadres d’entreprise reconvertis en conseillers, pratiquants de shiatsu ou de méditation, etc. Des plateformes de mise en relation avec les entreprises se créent. Les professionnels y vendent leurs séances. La plateforme Le Bon Coach référence aujourd’hui plus de 300 intervenants qui proposent des séances en entreprise. Pour obtenir encore plus de contrats, les prestataires doivent désormais transformer leur image. Parfois perçus comme des vendeurs de gadgets, il leur incombe de convaincre les dirigeants des entreprises du bien fondé des pratiques proposées. Une fois cette barrière brisée, le marché du bien-être pourra s’insérer massivement et durablement dans les entreprises.

À PROPOS DES MARCHÉS DU BIEN-ÊTRE

En France comme dans les autres économies développées, se sentir bien ne s’apparente plus à un désir superflu mais s’installe comme une nécessité. Que ce soit dans leur vie personnelle ou professionnelle, le besoin de bien-être occupe les esprits des consommateurs et occasionne une demande exponentielle de massages antistress, séjours de relaxation, séances de sophrologie, cours de fitness et autres sessions de yoga.
Les marchés de prestations de services de bien-être connaissent ainsi une forte croissance de leur activité depuis le début des années 2010 et sont appelés à se développer encore notablement au cours des quatre à cinq ans à venir.
Aux côtés des traditionnels instituts de beauté, spas, salles de sport, stations thermales et centres de thalassothérapie, de nouveaux intervenants font leur apparition en amenant avec eux de nouvelles disciplines, méthodes et technologies. Des start-up prennent position à la fois pour faciliter l’interaction entre les professionnels et leurs clients, et pour proposer leurs propres solutions de bien-être, en particulier à destination des salariés et de leurs employeurs. Flexible et ouvert à la nouveauté, le segment du développement et du bien-être de la personne voit également se multiplier les entrepreneurs individuels désireux de proposer leurs services de conseil ou de coaching et de démocratiser des disciplines plus ou moins reconnues.
La multiplicité des activités crée une concurrence acharnée au sein des différents marchés, mais aussi entre les segments, dont l’activité est parfois atomisée. Si la force des ressources entraînera un premier arbitrage dans cette profusion d’offres, la différenciation devra emprunter d’autres voies pour permettre aux professionnels les plus légitimes de se faire une place durable et imperméable aux effets de mode.

Les jeunes seniors (55 – 75 ans) devraient être plus de 20 millions en France d’ici 2030, contre 15 millions actuellement. Cet essor démographique s’accompagne d’une transformation des mentalités. Les jeunes seniors d’aujourd’hui sont les soixante-huitards d’hier. Ils ont des envies nouvelles et des comportements différents de ceux de leurs aînés. Pour les marques, il devient essentiel de s’intéresser à ce public afin de tirer parti des nouvelles opportunités économiques qu’il apporte. Quel que soit leur secteur d’activité, les entreprises doivent exploiter l’attractivité de cette clientèle au pouvoir d’achat conséquent et en bonne forme physique. Encore faut-il savoir comment l’aborder…

Investir le bien-vieillir et casser les codes traditionnels du vieillissement

En cherchant à réinventer la vieillesse, les jeunes seniors transforment leur manière d’aborder des segments traditionnels de la consommation, comme le textile. Dans le même temps, ils imposent également leur présence dans des domaines récents, apparus ces dernières années, tels que le commerce électronique, l’économie collaborative ou l’économie sociale et solidaire. Face à ce public et à ses nouvelles envies et attentes, les acteurs de tous ces secteurs sont sommés d’adapter leurs offres s’ils ne veulent pas passer à côté de cette cible.

L’exemple de l’économie collaborative chez les jeunes seniors : un marché amené à se développer

En Europe, les jeunes seniors français apparaissent comme les plus ouverts à une économie collaborative, partagée, « ubérisée », selon l’Observatoire Cetelem de la consommation. Ils sont 76 % à avoir une image positive ou très positive des services de consommation collaborative et de partage. Si cette tranche d’âge privilégie toujours la possession pour bénéficier d’un plus grand confort d’usage, elle n’est pas fermée à la location et au partage sur certains segments. Ainsi, le covoiturage ou le partage de matériel de bricolage s’avèrent être des pratiques à creuser chez les seniors.
Le partage d’appartements semble moins porteur au sein de cette population. Toutefois, cela  n’empêche pas un acteur comme Airbnb d’observer une hausse du nombre d’hôtes de plus de 50 ans sur sa plateforme.
Cet élan vers le collaboratif peut s’expliquer par la volonté des seniors de créer du lien communautaire et de rester en contact avec les autres générations. Intégrer une plateforme collaborative leur offre également la possibilité de rester actifs, tout en générant un revenu supplémentaire. Contrairement aux autres segments de grande consommation où ils se considèrent parfois stigmatisés, ils peuvent ici se sentir valorisés, tant par la transmission de leur expérience et savoir-faire que pour les bénéfices, humains et financiers, qu’ils en dégagent.

Certaines plateformes prennent de l’ampleur

De nouvelles entreprises font émerger des solutions spécifiquement destinées aux jeunes seniors. En voici quelques exemples :

  • Lancé en 2016, Les Talents d’Alphonse propose aux retraités de partager leur savoir-faire dans de nombreux domaines avec les jeunes générations. Chaque senior est payé 15 euros par heure de cours, 10 euros par heure de garde d’enfants, montants sur lesquels l’entreprise récupère une commission pour se rémunérer. “Notre idée est d’amener ce lien intergénérationnel en France et de faire en sorte que les jeunes retraités maintiennent des relations sociales”, explique Barthélémy Gas, le cofondateur du site. Soutenue par le groupe d’assurance Maif qui l’accueille dans son espace dédié aux start-up, la jeune pousse ambitionne de grandir en densifiant son réseau et le nombre de villes desservies.
  • Le site Seniors à votre service, également basé sur le partage du savoir-faire des seniors, a une orientation financière plus assumée. Il se revendique en effet comme un site de petites annonces pour les plus de 55 ans. Entre 2012 et 2016, le nombre de candidats inscrits sur cette plateforme a triplé pour atteindre 174 000 membres. Particuliers et professionnels y  trouvent des annonces diverses (bricolage, jardinage, ménage, garde d’enfants, promenade d’animaux, cuisine, lecture…). L’entreprise a basé son business model sur un système d’abonnement. Ce fonctionnement permet à l’entreprise de “très bien se porter financièrement”, selon Valérie Gruau, fondatrice du site.
  • La société Rézo-Pouce, spécialisée dans le covoiturage du quotidien, a déployé durant l’été 2019 un nouveau service sur le plateau picard, Rézo Seniors. Celui-ci a été pensé pour aider les retraités isolés dans les territoires ruraux à continuer à mener une vie active. Les conducteurs  volontaires pour tester le système sont alertés à chaque nouvelle demande de déplacement effectuée par un senior, et peuvent ou non accepter la requête, contre rémunération. Rézo-Pouce a prévu de tester son nouveau dispositif  jusqu’à la fin de l’année 2019 sur le territoire picard, puis de l’étendre à d’autres zones où son service principal est déjà utilisé.

Les plus de 60 ans “sont la catégorie d’utilisateurs qui connaît la croissance la plus rapide parmi les adeptes du covoiturage”
France Info, 2018

  • La hausse du nombre de divorces et la démocratisation des outils numériques chez les jeunes seniors participent aussi à l’essor du marché des sites de rencontre pour jeunes seniors. 9 millions de seniors français seraient célibataires. Au fil des années, le secteur a vu son offre se multiplier et la segmentation s’étoffer. Sites gratuits ou payants, orientés vers le haut de  gamme comme Elite Rencontre Senior, dédiés aux personnes homosexuelles tels SeniorTolerant, le marché grossit et a fini par attirer de grands noms du domaine : le groupe français Meetic a lancé en 2017 sa déclinaison spéciale seniors Disons Demain. Deux ans après son ouverture, il comptait déjà un million d’inscrits. Les rencontres pour seniors deviennent également possibles via des applications mobiles dédiées. Le groupe britannique MagicLab, déjà propriétaire de l’application de rencontres Badoo, a dévoilé Lumen, consacrée aux plus de 50 ans, en 2018. Disponible dans six pays dont la France, elle recense déjà un million d’utilisateurs. Certains sites choisissent de présenter une application mobile en complément de leur version Web. C’est par exemple le cas de Nos Belles Années, présent en France et dépendant du groupe américain Spark Networks. Ces nouveaux outils permettent aux jeunes seniors d’adapter les codes traditionnels de l’amour et du couple à leurs nouveaux désirs, tout en restant en phase avec l’ère numérique et collaborative actuelle.

 

Samuel Arnaud

Cette étude a été réalisée par Samuel Arnaud, en collaboration avec Gaëlle Cocâtre
samuel.arnaud@indexpresse.fr

 

 

 

Les 180 titres de presse sectorielle que vous devriez connaître pour vous informer sur les marchés

Avec des marchés en perpétuelle mutation, les publications de presse sectorielle et économique s’avèrent être des outils précieux pour s’informer en temps réel sur les marchés et les stratégies des acteurs qui s’y développent. Du fait de leurs caractéristiques, ces publications permettent d’ailleurs l’identification des secteurs émergents, des marchés porteurs et des marchés plus classiques en mutation.

Pourquoi ?

Parce qu’elle s’inscrivent l’actualité

Elles se font l’écho des marchés et de leurs tendances actuelles. Elles diffusent des chiffres récents (souvent les derniers chiffres disponibles des marchés qu’elles couvrent). Elles mettent en lumière les difficutés et les opportunités des entreprises. Elles donnent des signaux pour tous ceux qui souhaitent disposer d’une information récente sur leurs marchés.

Parce qu’elles apportent une vision concrète du marché

Les revues sectorielles donnent la parole aux entreprises. Les stratégies mises en oeuvre, les retours d’expérience et leur analyse par les experts facilitent l’identification des bonnes pratiques sur des problématiques partagées par les acteurs du secteur. Les entretiens, tribunes et autres témoignages offrent un regard réaliste et permettent de comprendre les perspectives du marché à plus ou moins long terme.

Parce qu’elles sont fiables

Les publications sectorielles répondent à des critères précis. Elles émanent bien souvent d’éditeurs de référence, reconnus par les pairs, traitant les sujets de manière rigoureuse, proposant des informations appropriées à l’objectif poursuivi et adaptées au lectorat.

Parce qu’elles favorisent le repérage des tendances, des mutations et des opportunités

La surveillance et l’analyse de la presse sectorielle apporte un avantage notable en terme de veille économique. En effet, l’analyse quotidienne des publications de multiples secteurs d’activité engendre une base de connaissance solide et transversale. Elle permet notamment de repérer les tendances, les mutations et l’émergence de marchés ou segments de marché en temps réel, avant qu’il ne soit trop tard pour les entreprises de s’y faire une place.

Chez IndexPresse, l’analyse de ces titres de presse sectorielle est notre ADN !

Les 180 titres ci-dessous sont à mettre en regard des secteurs sur lesquels vous intervenez… Mais n’oublions pas quand même que les informations identifiées dans une revue sont parfois utiles à d’autres secteurs, notamment sur des sujets transversaux…

 

AÉRONAUTIQUE : Air & Cosmos, Aviation civile

AGROALIMENTAIRE & AGRICULTURE : Agra Alimentation, Agreste Chiffres et Données – Agriculture, Agreste Les Dossiers, Alim’Agri, Biofil, Économie rurale, Filières avicoles, Infos CTIFL, Le Monde du surgelé, Porc Magazine, Process Alimentaire, Produits de la mer, Rayon boissons, Revue de l’alimentation animale, Revue de l’observatoire de l’IAA, RIA – Revue de l’industrie agroalimentaire, RLF – Revue laitière française, RVI – Revue vinicole internationale, VITI – De la vigne au vin

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE & DÉVELOPPEMENT LOCAL : Cahiers de l’IAURIF, La Gazette des communes, des départements, des régions, Montagne leaders

ASSURANCE : L’Argus de l’assurance, La Tribune de l’assurance

AUTOMOBILE : Auto Infos, Carrosserie, Le Journal de l’automobile, L’Officiel du cycle et de la moto, VDL magazine

BANQUE, FINANCE & COMPTABILITÉ : Analyse financière, Banque stratégie, Finance, Gestion et finances publiques – La Revue, Option finance, RB – Revue Banque, La Revue du financier, Revue française de comptabilité, RSF – Revue de la stabilité financière, SIC – Le mensuel de l’ordre des experts-comptables

BÂTIMENT & IMMOBILIER : Bétons le magazine, Chantiers de France, Mat environnement, Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, Négoce, Réflexions immobilières, Technic’baie

BOIS : Agreste conjoncture Commerce extérieur bois et dérivés, Le Bois international : Charpente, menuiserie et meuble, Le Bois international : Scierie, exploitation forestière, CMP Bois, Forêts de France

CHIMIE, PHARMACIE & SCIENCES DE LA VIE : Biofutur, Formule verte, Industrie Pharma magazine, Info Chimie magazine, Pharmaceutiques, Pharmacien manager, Plastiques et caoutchoucs magazine, Plastiques flash journal

COMMERCE & DISTRIBUTION : Commerce magazine, Da Mag, E-commerce –  Le magazine, Franchise magazine, La Lettre de la distribution internationale : global retail, Linéaires, Le Losange, LSA, Le Monde de l’épicerie fine,  Points de vente, Revue des tabacs, Sites commerciaux

ÉLECTRONIQUE : Micronora informations, REE – Revue de l’électricité et de l’électronique

EMBALLAGE & CONDITIONNEMENT : Emballages magazine

EMPLOI, FORMATION & RESSOURCES HUMAINES : Bref du Céreq, Courrier cadres, Entreprise et carrières, Formation emploi, Inffo Formation, Liaisons sociales : magazine, Personnel, Revue de gestion des ressources humaines, Travail et changement, Travail et emploi

ENVIRONNEMENT, ENERGIE & ECOINDUSTRIES : Actu environnement, ADEME et vous, Recyclage récupération, Environnement magazine, Hydroplus

EQUIPEMENT DE LA MAISON : Animal distribution, Bricomag, Le Courrier du meuble et de l’habitat, Jardineries, Lien horticole, Market Edition bleue, Market Edition jaune, Mobilium, Petmarket magazine, Table et cadeau

EQUIPEMENT DE LA PERSONNE : Le Bijoutier international, C+ accessoires, Cosmétique magazine, Ecostat – CPDHBJO, L’Essentiel de la chaussure, L’Essentiel de l’optique, Filière sport, LFD Collections & Distribution, Journal du textile, Offrir international, Optique mag, Sport éco

GESTION COMMERCIALE & MARKETING : Action Co, DM – Décisions marketing, L’Expression com, Marketing, RAM – Recherche et applications en marketing, Relation client magazine, La Revue des marques

GESTION DE L’ENTREPRISE : Audit, risques et contrôle, Chef d’entreprise magazine, Décision achats, Entreprendre, Harvard business review, HEC Hommes et commerce, Informations entreprise, La Lettre des achats, Management, Rebondir

GESTION DE L’INFORMATION : Archimag, Bases, Netsources

HÔTELLERIE, TOURISME & RESTAURATION : L’Echo touristique, Espaces tourisme et loisirs, Hospitality On, L’Hôtellerie, L’Industrie hôtelière, Néo restauration, L’OT – L’officiel des terrains de camping, Restauration collective, Tourhebdo

INDUSTRIES & TECHNOLOGIES : Industrie et technologies, M et E – Maintenance et entreprise, M et T2, Pétrole et gaz informations, Réalités industrielles, SNITEM info, L’Usine nouvelle

INDUSTRIES GRAPHIQUES & PAPETIÈRES : Caractère, France graphique, La Papeterie, Le Papetier de France

INFORMATIQUE : L’informaticien, IT for Business, Mag securs

MÉDIA, COMMUNICATION, AUDIOVISUEL & EDITION : CB News, Les Clés de la presse : la lettre, Les Clés de la presse : le mensuel, CNC Info – Dossiers et bilan, CNC Info – Etudes, Ecran total Musique info, Le Film français , Livres Hebdo, Stratégies

SERVICES : Bâtiment entretien, Coiffure de Paris, Les Nouvelles esthétiques spa, Union sociale

SPORT & LOISIRS : Journal des casinos, Jurisport, La Lettre du spectacle, La Lettre du sport, La Revue du jouet

TRANSPORT & LOGISTIQUE : Le Journal de la marine marchande, Logistique et management, L’Officiel des transporteurs, L’Officiel des transporteurs magazine, Revue générale des chemins de fer, Stratégies logistique, Supply chain magazine

VERRE & CÉRAMIQUE : Verre et protections mag

Vous avez d’autres suggestions ? Faites-nous en part !

Des précisions ? Consultez notre page Qui sommes-nous ? ou découvrez la collection de nos Études réalisées à partir (en autres !) de ces titres de presse sectorielle

 

Voici le dernier volet de notre série d’articles sur « Les nouvelles tendances alimentaires ».
Au programme : le point sur les prochaines tendances pour les produits alimentaires, au cœur des stratégies des acteurs traditionnels et des nouveaux entrants.
Si vous avez manqué les premiers articles de notre série, les voici !
La prise de conscience des consommateurs (1/4)
Les marchés phares : produits « sans », bio et végétal (2/4)
Les stratégies des acteurs de l’alimentation s’adaptent (3/4)

Les prochaines tendances pour les produits alimentaires (4/4)

L’importance croissante des aspects environnementaux

De plus en plus attentifs aux conséquences de leurs achats, les consommateurs français se montrent plus responsables. Ils placent la lutte contre le gaspillage alimentaire comme un enjeu essentiel parmi les nouvelles tendances qui caractérisent le marché de l’alimentation. Si cette tendance se renforce depuis plusieurs années, elle fait aussi l’objet de mesures gouvernementales depuis l’année 2016 (loi Garot). Les distributeurs de l’agroalimentaire se montrent réactifs : actions antigaspillage, meilleure gestion des stocks, dons aux associations, stickage des produits difficiles à vendre, valorisation des déchets… Des start-up se positionnent en tant qu’intermédiaires dans ces démarches.

gaspillage

 

S’ils sont une réponse au problème du gaspillage alimentaire, les emballages représentent aussi une source de pollution importante. Plusieurs initiatives tentent de résoudre cette problématique de la surabondance des emballages et du plastique dans l’alimentation : innovations liées à la conservation des produits, expansion du vrac et des sachets réutilisables, développement des emballages comestibles…
La production d’huile de palme est une autre préoccupation, liée à l’impact environnemental et au risque pour la santé. Plusieurs initiatives sont mises en place par les professionnels de l’industrie agroalimentaire : surveillance de l’évolution des plantations, recettes « sans huile de palme » par exemple.

La foodtech et les nouvelles technologies

La digitalisation de la société favorise le développement de nouvelles entreprises particulièrement innovantes. Informations nutritionnelles, aide à la décision d’achat, applications de coachs nutritionnels, appareils connectés pour le fait-maison, développement des services de livraison à domicile, blockchain pour garantir la transparence et la traçabilité des aliments,  plateformes collaboratives de mise en relation des professionnels (producteurs et restaurateurs par exemple)… Ces entreprises misent sur de nouvelles technologies permettant de développer des services en adéquation avec les nouvelles attentes des consommateurs.

Les prochaines tendances alimentaires vont-elles faire émerger des nouvelles filières ?

Quelques nouveaux produits font déjà parler d’eux et pourraient s’inscrire à plus ou moins long terme dans les nouvelles habitudes alimentaires des Français. L’entomophagie (la consommation d’insectes par les humains), alternative à notre consommation de viande et peu consommatrice de ressources en production, est autorisée depuis 2018 par une nouvelle réglementation européenne. Outre des barrières institutionnelles importantes, la France fait toujours face à des freins culturels. Manger des insectes reste difficile pour beaucoup de consommateurs… Le marché reste pour l’instant axé sur l’alimentation animale.

Avec 27 millions de tonnes produites dans le monde en 2018, les algues ne sont pas un marché nouveau mais elles représentent un terrain propice aux innovations. Elles sont une source d’avenir en protéines (microalgues) et répondent en autres au développement du marché végan. De plus en plus d’acteurs y investissent.

Enfin, dans les nouvelles tendances en voie de développement, le segment des compléments alimentaires est appelé à jouer un rôle majeur dans un avenir plus ou moins lointain. Micronutrition, super-aliments et aliments fonctionnels (probiotiques par exemple), s’avèrent être des catégories avec un réel potentiel.

 

 

 

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires », nous vous proposons une série d’articles sur ce sujet. Dans ce troisième volet : les stratégies des acteurs de l’alimentation.
Si vous avez manqué les deux premiers articles sur ce sujet, découvrez-les maintenant :
La prise de conscience des consommateurs (1/4)
Les marchés phares : produits « sans », bio et végétal (2/4)

Tendances alimentation : les stratégies de l’agroalimentaire s’adaptent (3/4)

La concurrence est accrue entre la grande distribution et les enseignes spécialisées. Les généralistes semblent être en quête d’expansion alors que les spécialistes se tournent vers la recherche de qualité qui fait leur cœur de métier. Ces stratégies sont particulièrement visibles en ce qui concerne l’alimentation bio. Alors que les spécialistes tendent à se différencier d’une alimentation générale qui gagne du terrain, ces deux circuits se rejoignent pourtant sur plusieurs axes de développement majeurs.

Les GSA sont en quête d’expansion via leur parc spécialisé

Les enseignes de la grande distribution ouvrent leurs propres concepts spécialisés pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs mais aussi pour contrecarrer l’érosion des ventes qu’elles subissent. Cette stratégie ne semble pas porter ses fruits aussi rapidement qu’espéré. Gestion des magasins, difficulté d’atteindre des consommateurs militants et exigeants, problématique de l’approvisionnement… Certaines d’entre elles procèdent à des prises de participation ou des rachats d’enseignes spécialisées existantes pour s’affranchir de leur image négative d’enseigne généraliste.

Stratégies de l’agroalimentaire : le retour aux valeurs pour les spécialistes

Les enseignes spécialistes représentent le second canal de distribution avec 36,3 % des ventes de produits bio en France en 2018, selon l’Agence Bio. Elles ne connaissent plus la croissance qui a fait leur succès durant les années précédentes. Bien qu’ils se disent peu menacés, les spécialistes historiques du bio misent sur leurs valeurs « au-delà du bio », telles que le bien-être animal et les circuits courts, pour se différencier. Ils renforcent leur position de spécialistes et cultivent leur différence. S’ils misent toujours sur le développement de leur parc, les acteurs les moins importants doivent aussi repenser leur modèle pour résister à l’offensive des GSA (regroupements, franchise).

Derrière les enseignes dites “bio”, se cachent des magasins qui répondent plus globalement aux nouvelles attentes des consommateurs. Ainsi, évoquer une enseigne bio permet de mettre en avant les produits issus de l’agriculture biologique, mais également des gammes “sans” ou végétales qui composent également une partie de l’offre de ces enseignes.


GSA et distributeurs spécialisés adoptent certains axes stratégiques 
similaires

  • Tous les distributeurs  s’emparent de l’e-commerce, canal de vente en croissance dans l’alimentaire. Après avoir développé la livraison, les enseignes spécia­listes s’intéressent au drive, ce dernier étant déjà en forte croissance du côté des GMS.
  • Le développement de ses propres marques (MDD) est également un élément essentiel pour se différencier et proposer de nouvelles gammes bio, végétales et “sans”.
  • La vente en vrac, à l’origine pré carré des enseignes spécialisées, s’installe aussi au sein des GMS.
  • Tous travaillent leur merchandising afin de stimuler les ventes et répondre aux attentes de la clientèle habituée des magasins de proximité.
  • Enfin, ils améliorent aussi leur sourcing, notam­ment en aidant les producteurs à se convertir au bio. Cet axe stratégique s’avère par ailleurs béné­fique en termes d’image.

De l’amont à l’aval, l’organisation des industriels

Si les distributeurs jouent leur rôle pour s’adapter aux nouvelles envies des consommateurs, les professionnels de l’industrie mettent également tout en œuvre pour en tirer pleinement profit. Ils proposent donc :

  • De nouvelles gammes végétales
  • De nouvelles recettes dans des gammes existantes (alternatives végétariennes)
  • Un élargissement de l’offre de produits « sans »
  •  Le développement du segment bio

Pour accentuer leur positionnement sur les segments bio, “sans” et à base de végétal, certains groupes de l’industrie alimentaire misent également sur la croissance externe afin de renforcer leur portefeuille. Des acteurs historiques du végétal ou du bio font également évoluer leur gamme et misent sur des produits plus gourmands afin de faire du goût un argument de vente.
Comme les distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire s’engagent pour leur image de marque. Ils proposent des recettes plus saines, en meilleure collaboration avec la filière et les producteurs. Ils mettent également tout en œuvre pour rassurer les consommateurs en améliorant la traçabilité des produits afin de ne pas reproduire les scandales récents.

La restauration s’adapte

De nouveaux concepts bio, végan, “sains”, sans gluten se créent sous la forme de chaînes et/ou en franchise. Ils ont une identité définie à partir d’un ou de plusieurs nouveaux comportements alimentaires et régimes des consommateurs. Malgré une proportion de 83 % de Français souhaitant manger davantage de bio en restaurant (selon le baromètre 2018 de l’Agence Bio/CSA Research), le bio peine à se faire une place en restauration commerciale. Seulement 206 millions d’euros ont été dépensés en 2017 dans la restauration commerciale en achat de produits biologiques. Au total, moins de la moitié des établissements, soit 45 %, proposent des plats entièrement bio sur ce circuit. Le végan s’avère particulièrement dynamique, et le manger sain est un argument fort pour les réseaux de restauration. Face à ces nouveaux entrants, les restaurateurs traditionnels revoient leurs cartes afin d’y introduire des plats et des menus répondant aux nouvelles attentes.
Les restaurateurs, nouveaux entrants ou anciens acteurs du secteur, mettent en avant une offre qualitative, grâce au sourcing et à l’intégration de produits frais dans leurs préparations.
Parallèlement, les services se développent en adéquation avec les attentes des consommateurs :

  • La livraison à domicile, en crois­sance, est un canal de vente que les restaurateurs doivent adopter pour répondre à leurs besoins.
  • Se positionner sur de nouveaux moments de consommation devient un axe stratégique pour toucher différents profils de clients, jeunes et moins jeunes.

Ces nouvelles tendances se déve­loppent aussi en restauration collective, grâce à une cuisine saine et la prise en compte des besoins des salariés. Dans la restauration collec­tive du secteur public, le bio et le végétal seront amenés à se développer davantage encore sous l’impulsion d’une volonté gouvernementale.

 

Prochainement, le 4ème et dernier volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : quelles seront les prochaines tendances ?

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires »,  nous vous proposons une série d’articles sur ce sujet. Si vous avez manqué le premier article sur ce sujet, découvrez-le maintenant !

Les marchés phares : produits « sans »et végétal, l’alimentation bio (2/4)

Avec l’évolution des attentes et des comportements des consommateurs, les marchés des aliments bio, des pro­duits “sans” et ceux des produits à base de végétal tirent leur épingle du jeu et poursuivent leur croissance.

Les produits « sans », une catégorie récente et porteuse

Répondant à la fois aux besoins des personnes allergiques et à ceux des consommateurs soucieux de leur alimentation, les produits « sans » séduisent toujours plus les Français. En conséquence, le marché s’enrichit sans cesse de nouveaux produits : “sans OGM”, “sans sucre”, “sans sel”, “sans additifs”, “sans cuisson”, “sans antibiotiques”, etc.
La catégorie phare de ce marché est celle des produits sans gluten, en hausse de 7 % sur un an en août 2018. Quoique moins marquée en 2018 par rapport à 2017, la croissance semble encore amenée à se poursuivre. Elle est tirée par l’atout santé des produits proposés sur le marché dans différents rayons (petit déjeuner, épicerie sucrée et salée ou encore surgelés). Très médiatisée, et souffrant parfois d’une mauvaise publicité, cette catégorie devrait se recentrer sur les consommateurs réellement intolérants au gluten. Les produits “sans sucre” et “sans sucres ajoutés” poursuivent égale­ment leur croissance en valeur, grâce aux innova­tions, notamment sur les instants de consommation comme le petit déjeuner et le dessert.

Les produits de l’alimentation bio affichent une croissance à deux chiffres

La fulgurante croissance du mar­ché de l’alimentation bio continue, avec une hausse de 15,7 % en 2018. Représentant 5 % de la consomma­tion générale des produits alimentaires, le bio affiche encore un potentiel de croissance important. L’année 2018 a été marquée par la poursuite de la croissance des enseignes de grandes et moyennes surfaces (GMS) parmi les cir­cuits de distribution. Face à elles, les enseignes spécialisées ont perdu des parts de marché. Près de la moitié des achats bio des ménages sont réa­lisés auprès des enseignes généralistes. La clé de ce dynamisme réside dans le développement de leurs marques de distributeur (MDD). Celles-ci représentaient en 2018 près de 45 % des ventes bio (selon Iri). En GMS, le rayon frais en libre-service domine les ventes, en valeur, devant l’épicerie et la crémerie.

Le végétal : présent dans tous les rayons

Le marché du végétal, en progression de 17,7 %, à 360,8 millions d’euros, dispose également d’un important potentiel. Dynamique, le rayon trai­teur végétal affiche une croissance de 25,5 % sur un an, en mars 2019, en hyper et supermarchés. Les desserts végétaux, en hausse de 21,5 % dans tous les circuits GMS sur un an, en janvier 2019, profitent de cet essor. Plus importante en valeur, la catégorie des boissons végétales semble arri­vée à maturité, avec une croissance moins mar­quée – elle était toutefois encore de 11,4 %. Sur chacun de ces segments, les intervenants sont de plus en plus nombreux et la concurrence s’intensifie.

Prochainement, le 3ème volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : Les acteurs traditionnels et les spécialistes adaptent leurs stratégies

 

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires », nous entamons aujourd’hui une série d’articles sur ce même sujet !
Quels sont les facteurs à l’origine de ces nouvelles tendances ? Quels sont les rayons les plus dynamiques ? Comment les enseignes spécialisées font-elles face à la concurrence des grandes surfaces alimentaires ? Quelle stratégie les industriels de l’agroalimentaire déploient-ils pour se diversifier ? Comment les restaurateurs s’adaptent-ils aux nouveaux comportements des consommateurs ? Quelles sont les opportunités pour les jeunes entreprises ? Quelles nouvelles tendances se dessinent ?

Alimentation et consommateurs : la prise de conscience (1/4)

En hausse en 2018, avec un chiffre d’affaires de 176,1 milliards d’euros, le marché français de l’agroalimentaire est confronté aux nouvelles attentes des consommateurs, auxquelles il se doit de répondre pour continuer sa croissance. Après plusieurs scandales alimentaires, la confiance des Français envers les aliments s’est érodée…

Qualité, santé, simplicité

Les Français se sentent concernés par le respect de l’environnement, le commerce équitable et leur santé, et font évoluer rapidement leurs comportements alimentaires. Ils tendent ainsi à transformer en profondeur ce marché traditionnel. Les critères d’achat évoluent : les consommateurs accordent une attention croissante à la qualité de leurs aliments. Cet aspect est devenu un élément prioritaire dans les décisions d’achat, tout comme le prix (toujours au centre des préoccupations).

Des risques pour la santé ?

Les consommateurs ont besoin d’être rassurés quant à l’impact des aliments sur leur santé. Aussi, 82 % des Français affirment avoir renforcé l’attention qu’ils portent à leur alimentation entre 2012 et 2017 (d’après une étude de l’Observatoire des éthiques dans l’alimentaire). Scandales alimentaires, montée du mouvement végan, modes de vie sédentaires, consommation de produits transformés… Le doute croissant lié au risque alimentaire est le fruit de divers phénomènes cumulés. La sensibilité accrue de la population aux enjeux de santé s’accompagne d’une méfiance toute particulière envers les grands acteurs de l’industrie agroalimentaire. Ainsi, les petites sociétés de l’agroalimentaire et les enseignes de distribution biologique génèrent plus de confiance que la moyenne.

Les produits naturels et locaux

Dans leur recherche de réassurance, les consommateurs se tournent vers une alimentation qui allie plaisir et bienfaits pour la santé : ils semblent voir une des clés du bien-être dans les aliments “naturels” et locaux. L’attrait pour des produits plus simples, à échelon local et respectueux de l’environnement serait, en partie, une résultante des crises et une réponse à la méfiance ressentie envers les industriels de l’agroalimentaire et leurs méthodes.

naturalité

La recherche de naturalité se traduit entre autres par un intérêt marqué pour les aliments ayant des mentions “sans” et “Made in France”. Parallèlement, on observe une croissance de l’attrait pour les produits issus de l’agriculture biologique. En outre, la tendance en faveur des céréales et des légumineuses s’affirme avec 20 % de consommateurs de plus qu’en 2015, soit 38 % d’acheteurs

L’étiquetage et le besoin de transparence

Disposer de plus d’informations relatives aux aliments est une demande des consommateurs français. Ces derniers souhaitent voir apparaître des informations supplémentaires sur les aliments : usage de produits chimiques, présence d’OGM, origine des ingrédients, informations nutritionnelles compréhensibles. S’ils ne pallient pas le manque d’information perçu par les Français, les labels constituent néanmoins un élément de traçabilité qui les rassure.

L’attrait pour le végétal

41 % des Français disent avoir consommé plus de produits végétaux depuis deux ans. Ils cherchent à apporter plus de végétaux dans leur alimentation, avec une déconsommation des produits d’origine animale. Sans pour autant vouloir se conformer à des régimes stricts, les Français sont sensibles à l’influence des pratiques minoritaires. Le prix est le principal frein à la consommation de produits à base de végétaux. Le manque de plaisir et le manque d’assurance constituent deux autres barrières.

Tendance à la simplification

L’accélération des rythmes de vie induit une tendance de fond : la simplification et le raccourcissement de la durée des repas, notamment sur le lieu de travail. Cette évolution se traduit (surtout chez les 15-30 ans) par une baisse de la diversité alimentaire, une consommation croissante de produits transformés (notamment de plats très caloriques), et un plus grand fractionnement des prises alimentaires au cours de la journée sur le modèle des États-Unis.
Pour autant, ces consommateurs  ne sont pas sans contradictions ! Ils sont aussi sensibles à l’origine des produits et préoccupés par leur santé. Ils cherchent avant tout à donner un sens à leur alimentation : le rituel des trois repas par jour synchronisés reste ancré chez eux ; leur besoin de réassurance se traduit aussi par une recherche d’authenticité ; ils aiment également personnaliser leurs plats et se tournent vers des produits “à faire soi-même”. Les quatre clés pour séduire ce public plein d’ambivalence restent la praticité, l’accessibilité financière, la réassurance et le plaisir.

Alimentation et consommateurs : des comportements variés

De nouveaux comportements alimentaires progressent. Davantage de Français optent pour le végétarisme et le flexitarisme, tandis que le véganisme, défini comme un mode de vie, gagne en popularité dans les médias et auprès des consommateurs. Le nombre d’adeptes du régime sans gluten progresse. Autant de nouvelles pratiques alimentaires qui viennent s’ajou­ter aux régimes adoptés par les consommateurs allergiques ou intolérants à certains aliments, même si leur taux de pénétration diffère selon l’âge, le niveau d’étude ou le revenu.

 

 

Prochainement, le 2ème volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : Les marchés phares qui profitent de ces nouvelles tendances

En créant une offre plus accessible dans leurs points de vente historiques et via des concepts dédiés, les grandes surfaces alimentaires ont transformé l’alimentation bio en un marché de masse. Ainsi bousculées par l’intrusion de la grande distribution sur leur terrain, les enseignes historiques n’ont pas d’autre choix que de s’interroger sur leurs modèles !

Le développement de concepts dédiés est-il la voie à privilégier ? Les distributeurs parviendront-ils à répondre à une demande exponentielle ? Quelles sont les stratégies de défense des spécialistes historiques ? Pourquoi l’enjeu du sourcing est-il important ? Quels sont les circuits alternatifs opportuns ? Les indépendants auront-ils toujours une place ? Les valeurs du bio seront-elles suffisantes à l’avenir ? Le prix fera-t-il la différence ?

Dans ce marché qui change d’échelle, les défis sont nombreux pour tirer son épingle du jeu…

L’offensive des GSA

“Si les GSA ont tardé à prendre conscience du bio, elles ont mené une vaste offensive ces derniers mois”, affirme Burkhard Schaer, directeur du bureau d’études Ecozept, interrogé en février 2019 par LSA. Elles font désormais du bio l’un des axes majeurs de leur développement et investissent plusieurs milliards d’euros pour conserver leur leadership. Quelques exemples, parmi d’autres :

  • L’enseigne E. Leclerc est l’une des plus offensives en la matière. Forte d’un chiffre d’affaires de 713 millions d’euros sur ce créneau en 2017, elle prévoit d’ouvrir 200 magasins Leclerc Bio d’ici à 2020.
  • Carrefour ambitionne de multiplier par cinq d’ici à 2022 son chiffre d’affaires pour le bio (1,2 milliard d’euros en 2017). Le groupe mène une politique d’expansion agressive avec la création d’une vingtaine de magasins Carrefour Bio et le rachat d’une dizaine de boutiques de l’enseigne So Bio.
  • Auchan, se revendique comme un “militant du bon, du sain et du local” dans une campagne publicitaire lancée fin 2018.

Conscients de la manne de clients à capter, les GSA ne se contentent pas de communiquer sur leurs bonnes intentions, elles souhaitent répondre précisément aux attentes de consommateurs qui aspirent de plus en plus à manger sainement. En ce qui concerne l’offre, l’assortiment proposé en rayon ne cesse de s’étendre. Les références s’enrichissent de marques propres des grandes enseignes (MDD). Les espaces dédiés au bio dans les magasins se multiplient, les mises en avant sur catalogue aussi. Enfin, les GSA parviennent à séduire les consommateurs non enclins à payer plus cher des aliments bio, grâce à leur positionnement agressif sur les prix.

Quelles stratégies de défense pour les spécialistes de l’alimentation bio ?

Face à l’offensive des GSA, les distributeurs spécialisés cherchent à ne pas se laisser distancer. Pourtant, les ventes dans les enseignes spécialisées plafonnent. Elles ont stagné au premier semestre 2018 à + 1 % contre + 17 % au premier semestre 2017 (selon Le Monde de l’Épicerie fine). Ces acteurs se sentent de plus en plus menacés, au point que Biocoop a lancé pour la première fois une campagne publicitaire télévisée. Longtemps, les enseignes spécialistes du bio, pionnières du marché, ont été considérées comme puristes, sectaires ou militantes. Aujourd’hui, elles misent sur leur engagement et leurs valeurs pour continuer à démocratiser le bio.

Selon l’Agence Bio, l’année 2018 a enregistré une forte progression de nouveaux consommateurs réguliers (+ 17 %) – il s’agit des personnes qui consomment au moins une fois par mois des produits alimentaires biologiques depuis moins d’un an. Ces nouveaux consommateurs sont surreprésentés parmi les jeunes de 18-24 ans (27 %), les catégories socioprofessionnelles les moins aisées (20 % environ), ainsi que les femmes (19 %). Ils représentent la cible clé à capter. L’enjeu pour les enseignes spécialisées est aussi de préserver et de marquer leur différence par rapport aux GSA. “Les magasins bio doivent se professionnaliser, renouer avec leurs valeurs fondatrices et fidéliser la clientèle avec du service”, affirme Burkhard Schaer d’Ecozept. Quelques exemples, parmi d’autres :

  • Les Comptoirs de la Bio ont choisi de miser sur l’offre et le service avec des paniers de fruits et légumes proposés sur abonnement.
  • Naturéo a positionné l’enseigne sur un créneau plus sélectif en déréférençant des marques nationales, en développant des labels spécifiques et en instaurant des circuits de récupération des emballages recyclables.
  • Biocoop exploite la carte de la saisonnalité de son offre, de l’écologie et de la production locale pour capter les nouveaux consommateurs du bio.

Face à la position dominante des GSA dans la guerre des prix, certains distributeurs spécialisés réfléchissent à des alliances et des concentrations afin de pouvoir acheter et vendre à un meilleur prix. Enfin, les spécialistes lancent progressivement des plans de transformation de leurs magasins en lieux de vie et d’échange afin de se différencier.

 

Distribution alimentation bioLa sécurisation des approvisionnements, le développement et le renouvellement de sa gamme propre, le renforcement de sa présence sur le territoire, le choix de concepts différenciants, la mise en oeuvre de nouvelles expériences d’achats, la valorisation de son identité bio et de ses spécificités…
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