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En IAE, dans les universités et dans les business schools, l’enseignement au management tient une place centrale dans les formations. Outre les cours théoriques, l’alternance, les stages, l’implication dans une junior entreprise et l’expérience associative sont autant d’occasions de mettre en pratique les connaissances acquises en cours. Pour les futurs managers, cet apprentissage contribue à se forger une culture du management. Il permet aussi de mettre en pratique les connaissances acquises et de confronter son savoir-faire aux exigences du monde professionnel.

Identifier et comprendre les valeurs et pratiques managériales des dirigeants d’aujourd’hui

Dans cet apprentissage, l’étude des pratiques managériales des dirigeants en poste offre un éclairage complémentaire, actuel et concret au socle des connaissances théoriques et aux premières pratiques en situation.

Gestion, pilotage, agilité, rigueur, anticipation, sens des responsabilités, sens de la pédagogie, diplomatie, prise de décision, sens de l’écoute et de la communication, conduite du changement, leadership… Les techniques et savoir-être dans le domaine du management sont nombreux. Comme le rappelle la revue Harvard Business Review à l’occasion de l’un de ses classements annuels des PDG les plus performants, pour un dirigeant les raisons ne manquent pas de se focaliser sur le court terme : croissance faible, activisme des actionnaires, agitations politiques… Néanmoins, certains PDG parviennent à porter leur attention sur le long terme et à générer, dans la durée, des résultats solides. Ces dirigeants proposent aussi à l’entreprise, de façon implicite ou explicite, une éthique managériale a priori en profonde adéquation avec leur vision du monde. Leurs valeurs humaines se mêlent alors étroitement à leurs choix stratégiques, jusqu’à former pour certains un socle culturel solide qui s’impose en interne comme à l’extérieur de l’entreprise.

Illustrer les cours avec les pratiques managériales actuelles et des témoignages de dirigeants

Quelles sont les méthodes des dirigeants selon le type d’entreprise dans lequel ils évoluent ? Quelles sont leur vision pour l’avenir de leur secteur ? Comment font-ils face aux attentes des nouvelles générations de salariés ? Comment continuent-ils à gérer la digitalisation de leur business et de leur organisation ? Comment se réinterrogent-ils sur leur propres pratiques pour transformer leur entreprise ? Les femmes dirigeantes ont-elles des pratiques spéficiques qu’elles partagent ?
L’étude des pratiques managériales de dirigeants d’aujourd’hui ne prétend pas délivrer un absolu des bonnes méthodes de direction. Cependant, elle met souvent en exergue des points communs, des bases sur lesquelles la réflexion peut s’appuyer. Elle offre aux étudiants des informations supplémentaires et des exemples concrets pour commencer à dessiner leur propre vision du management. Elle permet aux enseignants d’enrichir leur cours en les illustrant d’approches managériales concrètes. En repérant certaines tendances, elle permet de dégager des pistes de réflexion et de questionnements lors des cours.

Transmettre des connaissances stratégiques aux dirigeants de demain

Pour les écoles, la formation des cadres dirigeants vise à les rendre capables d’exercer leurs compétences dans n’importe quelle branche d’activité.
Pour les futurs managers, l’interrogation est toujours la même : comment accompagneront-ils leurs équipes pour amener leur future entreprise à poursuivre son développement ?
Dans cette recherche de performance, d’adaptabilité et d’employabilité, le repérage des bonnes pratiques de management se révèle être pour les étudiants un guide facilitateur pour leur prise de fonction.

À PROPOS DES ÉTUDES SUR LES PRATIQUES DE MANAGEMENT réalisées par IndexPresse

Pour répondre aux besoins de nos clients, nous avons conçu une collection d’étude orientée sur des sujets de pratique managériale, de gestion d’entreprise ou de culture générale du manager. Ces études apportent des commentaires rédigés et argumentés à partir d’articles de presse issus des plus grands titres de la presse économique.
Ces sélections et éclairages apportent ainsi leur contribution à une réflexion plus large sur les pratiques managériales de chacun.
Pour autant, il ne s’agit pas de délivrer un absolu des “bonnes méthodes de direction”. Les bonnes méthodes de direction sont celles qui sont adaptées au business exercé, aux situations ren­contrées et à gérer, aux hommes et aux femmes qui doivent être managés, dans le périmètre de réflexion et d’action du sec­teur concerné. Elles sont également fonc­tion de la personnalité de chacun, et donc des points forts et des points perfectibles associés. À chacune et à chacun de trou­ver son excellence managériale évolutive.

Découvrez nos études sur ces sujets et consultez des extraits gratuitement :

Comment dirigent-ils ? Femmes dirigeantes
Comment dirigent-ils ? Start-up et nouvelles technologies
Comment dirigent-ils ? Grands groupes français
Les millennials dans l’entreprise
Business models et révolution numérique

En bibliothèque universitaire, la mise en œuvre de la politique d’acquisition pour le choix des ressources électroniques n’est pas une mince affaire…
Repérer des ressources utiles et pertinentes par rapport aux enseignements et aux publics visés, veiller au respect du pluralisme des savoirs et à la conformité avec le plan de développement des collections, garantir l’équilibre avec les collections existantes, utiliser au mieux le budget alloué aux acquisitions, rester en veille et à la pointe de sa (ou ses) discipline(s) en matière de ressources… Au-delà de ses enjeux «classiques», la  mission d’acquisition se singularise lorsqu’il s’agit des ressources électroniques (et de leurs caractéristiques techniques !).

L’étude des politiques d’acquisition des bibliothèques universitaires et l’analyse des éléments mis en avant par des organismes tels que le Consortium Couperin* ou l’IFLA** nous a permis de recenser les critères cités comme étant importants dans la sélection  des ressources électroniques. Critères à de pas perdre de vue, tant pour les bibliothécaires que pour les éditeurs que nous sommes !
Non exhaustive, la liste que nous proposons en répertorie donc les principaux à travers 3 axes : les critères centrés sur l’usager, les critères purement techniques, les critères plutôt centrés sur la bibliothèque.

Critères liés aux fonctionnalités et aux services centrés sur l’usager

Les possibilités d’accès : sur place, à distance (usages nomades), sur poste réservé
La disponibilité du service : accès 7 jours/7, 24h/24
Des consultations simultanées illimitées pour répondre aux besoins en termes d’usage (comme les examens, les révisions, les exercices en cours)
La fréquence et le contenu des éventuelles mises à jour
La possibilité d’accéder aux archives
L’existence de services d’alertes
L’existence d’un service d’aide en ligne
La mise à disposition de documents concernant l’utilisation de la ressource : présentation, explications, tutoriels…
La qualité et la pertinence des fonctionnalités de recherche  : full text, troncature, thesaurus, facettes, historique de recherche…
La qualité et la pertinence des fonctionnalités de récupération de l’information : impression papier, affichage numérique, envoi par mail…
L’ergonomie générale de l’interface : utilisation intuitive, navigation

Critères techniques, adaptés aux besoins des publics des universités

Les moyens d’authentification proposés  : IP, Reverse-proxy, réseau VPN
La compatibilité et la performance logicielle et matérielle
La possibilité d’intégrer la ressource dans un moteur de recherche fédérée

Critères liés aux bibliothèques, à leurs missions et obligations

Un tarif accessible aux budgets des bibliothèques :
– Des modalités d’acquisition appropriées (abonnements, paiement à l’usage, bouquets)
– Des politiques tarifaires travaillées, négociées (consortium Couperin par exemple)
– Des options d’accès variables selon les besoins (usages uniques ou multiples).
– La possibilité d’acquérir une antériorité à prix réduit
Une proposition de tests gratuits à grande échelle pour valider le choix de la ressource
Une offre de formation pour les personnels de la bibliothèque et/ou pour les usagers
La mise à disposition de documents concernant la signalisation de la ressource
L’accès à un support technique efficace
Une communication facile avec l’éditeur
La fourniture de statistiques d’usages adaptées (Counter…) pour permettre l’évaluation de la ressource
La personnalisation de la ressource/de l’interface : ajouter logo ou autre élément visuel d’identification propre à la bibliothèque
La fourniture d’une licence adaptée encadrant la mise à disposition et les usages de la ressource

*Couperin. Réseau de négociation et d’expertise des ressources documentaires électroniques. https://www.couperin.org/
**IFLA : International Federation of Library Associations (Association internationale des associations et institutions de bibliothèques) https://www.ifla.org/

 

Intéressé(e) par les problématiques liées aux ressources électroniques ? Consultez notre article « Booster les statistiques d’usages des ressources numériques : 4 points à surveiller »

 

 

 

Le segment de l’enseignement supé­rieur devrait prendre une part significa­tive dans le développement de la filière française de l’EdTech. En 2019, sur les 430 start-up référencées par l’Observatoire des EdTech en 2019, 165 s’adressent à l’enseignement supérieur. Soit environ 38 %.

Le marché de l’EdTech dans l’enseignement supérieur se structure

Rémy Challe, directeur général d’EdTech France*, rappelait en avril 2019 que ce segment du marché de l’EdTech  était en voie de structuration. Il affirmait alors : « Auparavant, le marché était peu lisible et la pérennité des jeunes entreprises était trop précaire pour permettre le développement des EdTech dans l’enseignement supérieur ». Aussi, pour favoriser la lisibilité du marché et la compréhension des besoins des établissements, EdTech France contribue à la mise en relation des différents acteurs de la filière. L’association oeuvre notamment au rapprochement des start-up avec les établissements (universités, grandes écoles, business schools).

Par ailleurs, l’organisation et l’identification des intervenants s’améliorent progressivement. Elles favorisent désormais le déploiement des outils et des ressources proposées par les entreprises. En effet, les établissements de formation sont de plus en plus dotés de directions numériques.  Ces dernières facilitent l’implantation de solutions innovantes pour répondre aux attentes des étudiants de la génération Millennials.

EdTEch dans l’enseignement supérieur : une coopération stratégique 

“L’enseignement supérieur est le premier marché éducatif à vivre sa transformation numérique”, explique Marie-Christine Levet, Partner et fondatrice d’Educapital **.  Pourquoi ? Notamment parce ce que la transition vers des outils numériques apparaît comme un relais de croissance pour les universités et les grandes écoles. En outre, cette évolution s’avère nécessaire pour répondre aux attentes des nouvelles générations d’étudiants. La digitalisation des apprentissages est ainsi identifiée par les observateurs comme un élément de différenciation primordial dans ce secteur très concurrentiel. En effet, face à une concurrence internationale accrue, les établissements doivent se doter des meilleurs outils technologiques pour attirer et fidéliser les étudiants.

Aussi, intégrer des ressources éducatives créées grâce aux nouvelles technologies se présente comme un choix stratégique. Cette démarche apporte une valorisation à l’offre d’enseignement. Comme le soulignait Le Journal du Net fin 2018, l’étudiant est “devenu un client qu’il faut savoir séduire et fidéliser”. Rémy Challe confirmait dans Le Monde en 2018 les bienfaits de l’EdTech pour les étudiants : “Les institutions de l’enseignement supérieur doivent apprendre à dialoguer et à travailler avec les entreprises EdTech , pour améliorer avec elles l’expérience de l’apprenant.”
D’autre part, il est important pour les établissements de l’enseignement supérieur de s’afficher comme pionniers de l’utilisation de ces outils. “L’écosystème évolue et dans ces cas-là, il vaut mieux être un early adopter, comprendre, s’engager dans l’écosystème et l’innovation plutôt que de refuser le changement”, indique Benjamin Vedrenne-Cloquet, président et fondateur du fonds d’investissement spécialisé dans l’éducation et l’information EdtechX Holdings.

“Il y a un besoin de diversifier ses activités pour minimiser les risques et se développer. […] Nous aurons besoin de nouvelles activités et ces nouvelles activités vont arriver par la high-tech”.
_ Jean-François Fiorina, directeur adjoint de Grenoble École de Management (avril 2019, blog personnel)

Une offre orientée vers les services

Les apports de l’EdTech dans l’enseignement supérieur concernent le perfectionnement de la qualité de l’apprentissage mais aussi l’amélioration de la communication entre les différents acteurs au sein de l’établissement et une appréhension plus efficace des questions administratives et de gestion. Une multitude d’acteurs se positionnent désormais sur ces services et produits, offrant aux établissements un vaste choix de solutions à intégrer à leur plan de développement.

Les acteurs de l’EdTech déjà implantés dans le domaine de l’enseignement supérieur sont dans leur grande majorité ceux qui ont développé une offre de simplification de la gestion et de l’organisation des établissements.

Par exemple, la start-up française AppScho développe une plateforme permettant de centraliser l’information pour les étudiants.  Ces derniers peuvent accéder à l’intégralité des informations relatives à leurs études, à la gestion du campus, aux évènements, à l’actualité et à la communication de l’établissement. Elle permet notamment “de travailler sur la rétention et l’engagement des étudiants”, souligne Educapital** dans son rapport publié en 2018. Elle  fait partie des services choisis par de nombreux établissements pour améliorer le quotidien de leurs étudiants (ESCP Europe, HEC Paris, EDHEC, Neoma Business School…).
Une autre start-up, Study&Co, fondée en juillet 2017, centralise toute les informations administratives relatives aux démarches et aux droits pour les étudiants (visa, logement, finances, santé, transports et vie de campus). Grâce à l’intelligence artificielle, elle permet la mise à jour de l’information et une personnalisation du service selon les besoins et le profil de chaque étudiant.

“Bon nombre de directeurs d’école de management connaissent déjà des solutions comme Oscar Campus, Academ, AppScho, Testwe, My Job Glasses, Ubicast, Alumnforce”
_ Rémy Challe, d’EdTech France (juin 2019, Cabinet Headway)

Des innovations technologiques pour l’apprentissage

Parallèlement aux acteurs proposant des outils de gestion ou des services annexes pour les étudiants, certaines start-up se sont implantées dans les établissements du supérieur en proposant un produit innovant ayant pour vocation d’améliorer les apprentissages. C’est le cas de l’entreprise Didask. Fondée en 2015, elle se démarque par une approche basée sur les sciences cognitives. “Didask permet à chacun d’apprendre durablement en s’appuyant sur le fonctionnement naturel du cerveau”, explique la start-up. Plus précisément, elle a développé une plateforme utilisant les tests comme socle d’apprentissage. Chaque cours prend la forme d’une carte, elle-même composée de capsules correspondant à des notions de base.

Domoscio est un autre exemple de start-up proposant des innovations technologiques pour l’apprentissage au sein de l’enseignement supérieur. Fondée en 2013, elle s’est positionnée principalement sur deux aspects : l’apprentissage adaptatif (adaptive learning) et l’ancrage mémoriel (c’est-à-dire la répétition en fonction de la vitesse d’oubli). Outre ses entreprises clientes (SNCF, Banque de France, Bouygues Télécom …), Domoscio travaille avec des universités.

Parmi les start-up dédiées à l’amélioration des apprentissages, certaines se sont positionnées plus particulièrement sur la pédagogie. C’est le cas de LearnAssembly. Cette start-up française propose une dizaine de parcours et des formations sur-mesure développées en partenariat avec la BNP et les écoles de commerce Essec et Audencia Business School. Il s’agit de proposer, grâce au numérique, un contenu accessible en permanence et répondant aux nouvelles envies des étudiants. Ainsi, la start-up présente sa plateforme comme une offre venant en supplément des cours en présentiel.

*  Association dont l’objectif est de fédérer l’ensemble des acteurs de l’écosystème EdTech français. EdTech France regroupe 170 entreprises, des partenaires institutionnels et associatifs, des grandes entreprises et des institutions d’enseignement supérieur, tous intéressés par la transformation des apprentissages à l’ère du numérique. L’association œuvre à l’interaction des entreprises innovantes de la filière. https://edtechfrance.fr/

** Créé en 2017, Educapital est le premier fonds d’investissement européen dédié à la filière de l’EdTech.  http://www.educapital.fr