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Fragilisé par la crise sanitaire de Covid-19, le secteur de l’hôtellerie se mobilise pour faire revenir les clients dans les établissements. Certaines tendances déjà à l’œuvre dans ce secteur se confirment. Parmi elles, le développement d’une offre plus responsable.

Secteur à l’empreinte carbone élevée, le tourisme s’adapte depuis plusieurs années aux problématiques éco-responsables pour maintenir son attractivité auprès du public. Ce dernier se révèle désormais prêt à payer plus cher pour un séjour touristique vertueux. Les divers segments du marché touristique – les transports, l’hébergement, les activités ou encore la restauration – sont confrontés à la nécessité de concilier leur activité historique, parfois polluante, avec l’émergence des enjeux écologiques.
Cette transformation s’avère indispensable notamment pour les acteurs traditionnels de l’hébergement, dont le marché est bousculé par l’arrivée de solutions alternatives. Pour eux, l’enjeu est avant tout de continuer à séduire les touristes. Cette tendance à proposer une offre plus éco-responsable représente aussi un des leviers de relance pour ce secteur fortement affecté par la crise de Covid-19.
Dans cette course à la transition “verte”, les grands hébergeurs s’inspirent des axes créatifs suivis par les acteurs indépendants.

Best Western chasse le plastique de ses établissements

À Paris, l’hôtel quatre étoiles Best Western Premier Opéra Liège collabore avec Racing for the oceans. La mission principale de cette start-up est d’aider les acteurs du tourisme à réduire leur consommation de plastique. Grâce à ce partenariat, l’hôtel ambitionne de devenir le premier hôtel zéro plastique à usage unique en France. L’établissement déploie déjà des alternatives éco-responsables pour éliminer progressivement le plastique de ses chambres. Ainsi, les dentifrices se présentent sous forme de pastilles, les shampoings et les savons sont solides et sans emballage, les cartes magnétiques d’accès aux chambres sont conçues en bois et les sacs-poubelles en tissu végétal. Avec plus de 15 000 nuitées par an, l’hôtel Best Western pourrait devenir une source d’inspiration voire un modèle reproductible pour d’autres établissements hôteliers accueillant un grand flux de visiteurs.

Signature Saint-Germain prend à bras-le-corps la lutte contre le gaspillage

Parmi les partenariats conclus entre des hoteliers et des organismes spécialisés dans les pratiques vertueuses pour l’environnement, l’hôtel trois étoiles parisien Signature Saint-Germain s’est associé aux Hôtels Solidaires. Spécialisée dans la collecte des restes des buffets des petits déjeuners dans les hôtels, cette association redistribue les denrées à l’Armée du Salut. Delphine Prigent, directrice de l’hôtel, affirmait en novembre 2019 que Signature Saint-Germain avait été « le premier hôtel à signer une charte avec eux ». La dirigeante ajoute que l’association collecte « les viennoiseries restantes, les produits d’accueil des chambres qui sont ensuite reconditionnés, et les rouleaux de papier toilette ». Ces produits sont ensuite distribués aux centres de sans-abri, précise-t-elle.

Louvre Hotels mise sur les composts pour recycler ses déchets

En 2018, le groupe Louvre Hotels établissait un partenariat expérimental avec la société Moulinot Compost & Biogaz. L’accord concerne la récupération des biodéchets produits par les établissements du groupe. La société prestataire se charge de former le personnel aux pratiques de tri ainsi que d’aménager les hôtels avec le matériel de collecte adéquat et sa signalétique. Le groupe Louvre Hotels charge également la société Moulinot de récupérer les biodéchets dans l’optique de les valoriser à l’aide de prestations de méthanisation et compostage des rejets des hôtels. Les déchets sont traités à moins de 50 km des points de collecte. Le partenariat entre le groupe hôtelier et la société Moulinot profite aux acteurs locaux, puisque le compost se destine à enrichir les terres des exploitants agricoles de la zone d’activité de l’hôtel. Début 2020, sept établissements du groupe profitaient de ce partenariat, atteignant 116 tonnes de biodéchets traités écologiquement au cours de l’année 2019. Au vu des retours positifs émanant aussi bien des employés du groupe que des clients, Louvre Hotels entend déployer cette pratique de valorisation de ses déchets à l’ensemble de son groupe;

À PROPOS DU TOURISME DURABLE

Avec 8 % du total mondial des émissions de gaz à effet de serre à son actif, l’industrie touristique doit se transformer pour répondre aux préoccupations environnementales croissantes. En France, premier pays d’accueil avec 89 millions de visiteurs internationaux en 2018, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à la transition écologique et éthique du tourisme.
Plus qu’une contrainte, cet enjeu est synonyme d’opportunités d’affaires et de levier de reprise suite à la crise de Covid-19 .
Transporteurs, hébergeurs et voyagistes s’adaptent et actionnent progressivement les leviers qui leur permettront de verdir leurs pratiques afin de conserver leur place privilégiée sur le marché. Face à eux, les nouveaux spécialistes mettent en avant leurs modèles disruptifs créés pour répondre aux nouvelles attentes des touristes.
Alors que les effets négatifs du surtourisme sont de plus en plus pointés du doigt, il convient de proposer des prestations qui permettront aux voyageurs de visiter le monde et les territoires en étant plus respectueux des habitants, des lieux et de l’environnement, sans pour autant rogner sur leur confort. Ceux qui parviendront à se différencier par leur exemplarité, tout en promettant une expérience hors du commun, l’emporteront.

Le Made in France s’affirme depuis quelques années comme une tendance en forte croissance auprès d’un public en quête d’une consommation plus éthique et responsable. Plus récemment, la crise sanitaire de Covid-19 a renforcé la volonté des Français de consommer local, notamment pour l’alimentaire et le textile. À l’heure où de nombreuses politiques appellent de leurs vœux à une réindustrialisation du territoire hexagonal, la tendance du Made in France pourrait croître de façon exponentielle à moyen terme. Dès lors, ce positionnement peut s’avérer porteur pour les acteurs déjà en place sur leurs marchés, et pour les nouveaux entrants. Si le Made in France est devenu un argument marketing efficient pour les marques, les opportunités s’accompagnent toutefois de nombreux défis. Pour s’inscrire dans la durée, le perfectionnement des modèles passe selon nous par 5 leviers principaux.

1. Créer un Made in France compétitif

Malgré les signaux positifs du marché, fabriquer dans l’Hexagone reste un défi difficile à relever pour les entreprises françaises. La disparition des savoir-faire et des usines textiles, par exemple, obligent les acteurs à redoubler d’efforts pour trouver des sous-traitants, l’objectif étant de créer des produits qualitatifs en France tout en restant compétitif. En utilisant des outils de production modernes, les fabricants peuvent minimiser l’onéreuse main-d’œuvre française. Les nouvelles usines agiles, capables de répondre aux enjeux de flexibilité, permettent aux marques de miser sur la personnalisation et les petites séries. À l’inverse, certains fabricants parviendront à résoudre l’équation d’un Made in France compétitif en produisant d’importants volumes. Par ailleurs, la vente directe aux consommateurs permet d’élargir ses marges. La distribution en ligne, en particulier, offre des avantages notables et permet de lever certaines barrières à l’entrée. En outre, la désintermédiation dans la distribution permet aux marques de nouer un contact direct avec les consommateurs et leur permet de garder la main mise sur leurs données.

2. Sécuriser ses approvisionnements

Les entreprises misant sur une production à partir de matières premières françaises se doivent de porter une attention particulière à la sécurisation de leurs approvisionnements. Sur ce volet, le renforcement des liens avec les producteurs se profile comme une nécessité pour pallier la pénurie de certaines matières premières, notamment dans l’agroalimentaire et le textile. La création d’une filière propre constitue un autre moyen d’assurer et consolider son sourcing.

3. Gagner en légitimité en renforçant sa traçabilité

Encadrée par une législation considérée comme peu contraignante, la déclaration de l’origine France est largement accessible et peu contrôlée. En conséquence, la provenance des produits reste confuse. En outre, déterminer la part réelle de la production française d’un produit s’avère souvent complexe, voire impossible pour le consommateur. La légitimité des acteurs doit donc passer par des efforts de transparence et de traçabilité. Dans cette optique, les preuves tangibles d’engagement apportées par la technologie de la blockchain procurent des avantages notables.

4. Assurer la pérennité de ses compétences

Pour tous les secteurs dépendant de savoir-faire particuliers, le recrutement des talents se montre délicat. Les acteurs du Made in France doivent porter une attention particulière au maintien de leurs compétences. Si les plus grandes entreprises peuvent créer des filières de formation en s’appuyant sur leur puissance financière, les PME s’orientent davantage vers la conception de formations en interne, souvent accompagnées par les institutions publiques et les organismes de formation professionnelle.

5. Miser sur le collectif

Les entreprises positionnées sur le Made in France gagneraient à se structurer davantage et à miser sur le collectif. Défendre la fabrication française, assurer la promotion des savoir-faire, mutualiser les outils de production, investir dans les formations… Si certaines initiatives existent, leur intensification favoriserait la pérennité des entreprises et encouragerait la création d’un cercle vertueux pour consolider et protéger le Made in France .

À propos du Made in France

L’argument du Made in France offre des opportunités aux entreprises. Dans leur recherche de qualité, de réassurance et de consommation responsable, les Français affirment qu’ils s’intéressent de plus en plus à ce critère. La majorité d’entre eux déclare même être prête à payer plus cher pour acheter un produit fabriqué dans l’Hexagone. Dans tous les secteurs, des fabricants et des enseignes profitent de l’essor de cette tendance en relocalisant leur production, en rachetant des sous-traitants français ou en créant de nouvelles marques dédiées. Aux côtés des acteurs historiques, les nouveaux entrants, notamment dans le secteur du textile, parviennent à valider leur modèle grâce aux …

Outre la baisse générale de l’activité économique, la crise du Coronavirus a amplifié les tendances de consommation qui bousculent certains secteurs depuis de nombreuses années. Appétence pour les produits locaux, recherche de points de vente de proximité et de petite taille, adoption de l’e-commerce, utilisation de services digitaux, quête de traçabilité des produits, soutien de l’économie locale, consommation plus responsable… Selon Les Échos, avec la crise du Covid-19, « les changements des modes de consommation se poursuivent, en plus fort ». Certains secteurs, concernés par ces tendances, ont déjà fait l’objet d’une analyse par la rédaction des Etudes d’IndexPresse. En voici des exemples, à consulter particulièrement en ce moment.

Les secteurs s’appuyant sur le digital se renforcent

La digitalisation des services et l’incursion des nouvelles technologies font naître depuis des années de nouveaux marchés. Dans cette catégorie des secteurs émergents (c’est-à-dire les nouveaux secteurs apparus grâce aux nouvelles technologies ou aux innovations), nous vous invitons à consulter certaines de nos Etudes, dont les sujets font particulièrement sens en ce moment :

Les marchés de l’e-santé

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Ils disposaient déjà de perspectives de croissance importantes avant la crise sanitaire. Dans les segments de la télémédecine et de la santé connectée, des leviers de développement sont déjà actionnés par les acteurs. Des voies d’innovation se distinguent, l’objectif étant d’insuffler une culture de l’innovation numérique dans la santé. Face à la pandémie, de nombreux acteurs ont accéléré dans le déploiement de solutions pour accompagner les professionnels de santé et les patients. Pour Gilles Babinet, Vice-président du Conseil national du numérique et conseiller de l’Institut Montaigne sur les questions numériques, la numérisation du système de santé fait partie des sujets qui « avançaient péniblement et qui se sont débloqués ».  Avec ce développement du numérique c’est « une nouvelle épidémiologie qui apparaît, la ‘big data épidémiologie’ » analyse Gilles Babinet dans Les Échos. il reconnaît l’efficacité des pratiques digitales, également pour les maladies chroniques, car elles permettent « de faire des liens entre l’origine de l’épidémie, le mode de vie, l’alimentation, et donc d’évaluer plus globalement l’évolution d’une maladie ». Des évolutions prometteuses pour les acteurs positionnés sur ce marché.

Les marchés de l’EdTech

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En plein essor depuis 2015, les acteurs de l’Edtech s’appuient sur les nouvelles technologies et le numérique pour réinventer l’éducation et la formation. L’Etude que nous avons publiée sur ce sujet examine les opportunités pour les acteurs et les tendances existantes dans les services et les produits proposés aux secteurs cibles. La situation actuelle incite les établissements et les entreprises à disposer de solutions numériques pour leurs actions de formation. Comme le souligne le Syndicat des professionnels du numérique et de l’image, la crise sanitaire pourrait être l’occasion de montrer « l’impérieuse nécessité de développer les EdTech », c’est-à-dire les solutions numériques pour l’éducation et la formation, et en particulier les solutions d’enseignement à distance ». Lalilo, la plateforme d’apprentissage de la lecture à distance, affirme avoir enregistré chaque jour plus d’un million d’exercices sur son site, contre 20 000 par jour en temps normal, selon le site theconversation.com. A l’instar de Lalilo, d’autres acteurs de l’EdTech profitent de la situation pour se faire connaître et accélérer le développement de la filière.

La crise sanitaire accélère les transformations en cours dans certains secteurs traditionnels

Conjointement aux secteurs dits ‘émergents’, d’autres filières traditionnelles, mais qui étaient déjà en mutation, voient certaines tendances se renforcer avec la crise sanitaire. Pour certaines, la pandémie devrait même augmenter les opportunités de développement.

Le marché du tourisme durable

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Bien avant le début de la crise sanitaire, la transformation de l’industrie touristique était déjà d’actualité, notamment pour répondre aux préoccupations environnementales croissantes depuis plusieurs années. En voie de structuration, le marché du tourisme durable dispose déjà de leviers convaincants pour se développer. La crise sanitaire accentue certaines tendances, telles que les offres touristiques valorisant les régions françaises, le cyclotourisme, les hébergements qui proposent aux urbains de se connecter avec la nature… Des stratégies à surveiller, alors que les conséquences de la crise sanitaire sur le tourisme international « n’en finissent pas de s’aggraver » et « remettent en cause les ressorts même du tourisme et du voyage », souligne le journal Les Échos.

Le secteur de la restauration

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Particulièrement touchée par la crise du coronavirus, la restauration souffre d’une absence de visibilité quant à la reprise de son activité. Dans ce secteur, l’usage du numérique s’imposait déjà avant la crise comme une tendance forte dans les pratiques des Français. Des orientations se distinguent, telles que la livraison de repas, le développement des restaurants virtuels ou l’essor du click and collect. La crise sanitaire devrait accentuer la généralisation de ces pratiques. Comme le constate François Blouin, président fondateur de Food Service Vision interrogé par Les Echos,  « la livraison de repas connaît un nouvel élan, certains établissements totalement fermés ayant repris ou découvert ce mode de diffusion pendant la crise sanitaire ».

Le secteur agroalimentaire, symbole des contraintes et des opportunités apportées par la crise sanitaire

Selon Roger Averbuch de KPMG France, avec cette crise, la santé se révèle être l’enjeu majeur de notre société. En conséquence, le secteur agroalimentaire revêt une dimension vitale et particulièrement stratégique. Depuis quelques années, la quête de réassurance des consommateurs et la recherche de la sécurité alimentaire s’accroît. Les acteurs du secteur prévoyaient, déjà avant la crise, une augmentation de l’importance des questions relatives à la sécurité des aliments (gestion de la chaîne d’approvisionnement, stratégie commerciale, transparence sur l’origine des produits…). Plusieurs Etudes que nous avons publié en font état :  


Avec la crise, la consommation responsable et la recherche d’aliments sains se renforcent. A titre d’exemple, le marché des aliments bio, déjà prospère, a vu la vente de ses produits progresser pendant le confinement, selon Bpifrance.

Pour Roger Averbuch de KPMG : « Les crises sont des transformations rapides et profondes apportant des pertes, des contraintes, mais aussi de vraies opportunités. Réussir dans le monde de demain nécessitera de placer la confiance, la sécurité et la santé au cœur de la relation avec les consommateurs. S’y ajoutent d’autres valeurs fortes qui émergent : l’engagement et la solidarité. Les acteurs de l’agroalimentaire devront placer ces valeurs au cœur de leur stratégie. »

A lire également : Covid-19 : quelles incidences sur le contenu des Etudes IndexPresse ?

Autrefois considéré comme une simple tendance passagère, le snacking est devenu un marché porteur en France. En croissance, ce marché concerne différents types d’acteurs : les distributeurs (enseignes de la restauration rapide,  enseignes spécialisées, grande distribution) et les fabricants (plats préparés, en-cas à consommer entre les repas…). Le snacking performe en grande surface, où les ventes en valeur se sont établies à 3,52 milliards d’euros pour l’année 2018 selon la société d’étude de marché IRI. Il se développe tout autant en boulangerie, circuit de distribution qui envisage le snacking comme un relais de croissance.

La bonne santé du marché du snacking résulte de la volonté des consommateurs de déstructurer leurs repas, en mangeant plus rapidement, de façon plus commode et aux heures désirées. Le consommateur est également de plus en plus conditionné dans ses choix par des préoccupations éthiques. Le snacking tente donc désormais de masquer son caractère industriel pour verdir son image et rester digne de confiance pour les acheteurs.

« Le consommateur d’aujourd’hui n’a pas du tout le même rapport au progrès que les générations précédentes. Il est devenu sceptique. Il se méfie des groupes trop puissants et des phénomènes de massification. Il s’interroge sur la provenance des produits. Il se soucie de sa santé, de l’environnement, de la souffrance animale« .
_ Agnès Crozet, secrétaire générale de l’observatoire des éthiques alimentaires, sur les motivations du consommateur moderne.

Face à cette mutation des attentes, les acteurs du marché adaptent leurs stratégies. Dans cette démarche, le localisme est l’une des problématiques les plus prégnantes.

L’implantation de commerces coopératifs boosté par le localisme

De nombreux magasins de vente directe émergent grâce à cette appétence grandissante du consommateur pour les circuits courts. C’est notamment le cas à Montpellier du supermarché coopératif La Cagette. Son catalogue se compose de 2 500 produits bios et locaux. Ce commerce se fournit directement chez les agriculteurs situés en périphérie montpellieraine. Son modèle coopératif s’est bâti autour du profil coopérateur-client. Pour pouvoir acheter des produits, il faut adhérer au commerce et dédier trois heures par mois à la bonne tenue du point de vente et à son approvisionnement. La Cagette n’en est qu’à ses débuts, le commerce ayant été créé en 2018, mais son modèle est prometteur, puisque lors de sa première année d’exercice plus d’un million de marchandises ont été vendues.

Marques et distributeurs s’engagent pour une offre en circuit court

Les marques bien implantées sur le marché du snacking développent des accords avec leurs producteurs pour assurer un approvisionnement local. La marque française Saint-Mamet, spécialisée dans la transformation de fruits, se félicite ainsi d’avoir renforcé ses liens avec ses fournisseurs arboriculteurs, en signant avec eux un engagement sur vingt ans. Cette politique commerciale traduit le souhait de la marque de mettre en place un système de commerce équitable français, local, pour fournir aux consommateurs des produits hexagonaux.
La grande distribution s’implique également dans le développement des circuits courts. Le groupe Casino a par exemple inauguré en 2018 deux magasins nommés « Un Tour au Jardin ». Implanté à Lyon, ce concept vise à apporter des fruits et légumes locaux à une population urbaine. Le concept dispose d’un coin snacking innovant. Aménagé avec un bar à soupes, un bar à salades et un bar à fruits découpés, les ingrédients utilisés sont les moins esthétiques, souvent rejetés par les consommateurs. Le magasin affirme donc lutter contre le gaspillage alimentaire tout en satisfaisant les envies et attentes des clients du snacking.

Le snacking éco-responsable, un marché juteux pour les acteurs de l’emballage

Les produits des gammes snacking génèrent une production conséquente de déchets. Au cours de l’année 2018, 360 kg de couverts en plastiques, saladiers et autres contenants ont été jetés par les français. Les marques sont aujourd’hui contraintes de modifier les matières utilisées à la confection de leurs emballages. Cela fait notamment suite à l’adoption le 21 mai 2019 d’une directive européenne interdisant la mise sur le marché de nombreux produits plastiques à usage unique à compter du 3 juillet 2021. Cette orientation prochaine est une aubaine pour les fabricants indépendants d’emballages. À titre d’exemple, la société Tassiopée produit une tasse comestible, conçue avec un biscuit gaufré qui résiste à la chaleur. Les barquettes innovantes et biosourcées sont aussi un terrain d’investissement pour des prestataires. La société Duni, quant à elle, développe des emballages en polypropylène biosourcé tandis que la société finlandaise  Huhtamaki privilégie le carton micro-cannelé pour ses gammes dédiées aux quiches, pizzas et plats à emporter.

Les solutions internes d’emballage encore sous-développées par les marques

Les acteurs de l’emballage profitent du besoin grandissant d’emballages éco-responsables des acteurs du snacking. En effet, ceux-ci ne disposent pas toujours de solution en interne pour produire leur propre gamme d’emballages responsables. Toutefois, certains grands groupes investissent dans la R&D et le marketing pour inventer des supports répondants aux problématiques environnementales. Fleury Michon fait partie de cette catégorie, avec sa nouvelle gamme de salades : la Salad’Jar. Le contenant de ce produit est un bocal conçu à partir de plastique recyclable. L’avantage du bocal réside dans sa résistance et sa pérennité, puisqu’il peut être réutilisé au cours d’autres moments de consommation. Cet exemple reste aujourd’hui isolé, la majorité des marques de snacking ne parvenant pas à contrôler l’augmentation du coût de production de ces emballages nouveaux. Laurence Béthines, directrice du département tendances et innovation de l’agence Team créatif, précise que la transition vers des emballages durables entraîne une augmentation de 10 à 50 % du coût du packaging.

À PROPOS DU MARCHÉ DU SNACKING

Le snacking ne cesse d’étendre son périmètre en France. Les consommateurs prennent l’habitude de se restaurer durant la matinée, à l’heure du goûter ou de l’apéritif, et ce dans tous les points de vente. Les industriels et les circuits de distribution ont constaté cet engouement pour le snacking et ont adapté leurs produits au fil des années. Ces derniers sont devenus plus facilement transportables, avec des formats individuels spécifiques. Des établissements dédiés à cette consommation hors domicile, tels que les coffee-shops, sont apparus, comme les fast-foods avant eux.

Ce mouvement est accentué par l’urbanisation intense et des consommateurs qui sont de plus en plus pressés. Pourtant, cette évolution ne se base pas uniquement sur des critères de rapidité et de praticité. Le public souhaite manger vite, mais il veut aussi manger sain. Les nouvelles tendances qui touchent l’ensemble du rayon alimentaire, comme le bio, le végétal ou le naturel, ont une influence directe sur le snacking. Les marques et les distributeurs doivent prendre en compte ces attentes afin de pérenniser la croissance du segment et le détacher définitivement de son image de malbouffe.

Ainsi, cette évolution nécessaire de l’offre fait apparaître de nouvelles opportunités à saisir. Fabricants et distributeurs, en multipliant leurs produits et services, ont une place à prendre dans l’esprit des consommateurs. Les grandes surfaces et les boulangeries se dotent de tables et de coins dédiés à la restauration ; les commerces de bouche mettent au point des plats préparés prêts à consommer ; la livraison à domicile devient un service courant. Ces premières pistes en appelent d’autres à émerger. Pour les acteurs du snacking, le temps semble venu de s’affirmer définitivement comme étant en phase avec les tendances sociétales.

Le citoyen, destinataire privilégié de la ville intelligente

La smart city se veut durable. À terme, elle vise l’autosuffisance énergétique grâce à une consommation d’énergie moins élevée qu’actuel­lement et, parallèlement, l’apparition d’une pro­duction locale. Elle se doit aussi d’être servicielle, en plaçant le citoyen au centre des nouvelles solutions proposées : amélioration des services lui per­mettant de se déplacer plus facilement ou d’accé­der plus rapidement aux informations concernant son environnement.
En outre, les notions de citoyenneté et de démocratie par­ticipative gagnent en importance au sein de la ville intelligente. Alors que le système démocratique actuel subit des critiques, de nou­veaux outils numériques apparaissent, portés par les start-up du domaine des civic techs (techno­logies civiques). Ils donnent plus de responsabili­tés aux citoyens et raniment le dialogue avec les élus et les collectivités.

Repenser la démocratie grâce au numérique

En dehors des nouveaux conseils de citoyens et de la multiplication des pétitions et demandes de référendums à l’échelle nationale ou locale, les solutions digitales permettent d’impliquer plus facilement les habitants au sein du système politique. En leur donnant plus d’informations sur la manière dont est gérée leur ville et en leur octroyant davantage de responsabilités et de contrôle, l’adhésion des citoyens à la démocratie et aux politiques mises en place devient plus forte.

La démocratie participative devient un marché

Cette incitation à la démocratie participative via de nouveaux outils connectés modifie en profondeur la manière dont le concept de démocratie est appréhendé. Début 2018, l’ouvrage universitaire “Le marché de la démocratie participative” avait marqué l’opinion en étant le premier à le considérer comme un véritable segment économique, porteur d’opportunités pour des acteurs privés. “À partir du moment où des professionnels en tirent leur revenu, que l’expertise participative a un prix, qu’elle est contrainte par des mécanismes de rationalisation des coûts comme par la quête d’une innovation permanente, oui, indéniablement, c’est un marché”, justifie Alice Mazeaud, coauteure du livre.

Dans la continuité des cabinets de consultants opérant auprès des acteurs publics depuis les années 2000, de nouvelles sociétés, principalement des start-up, “ont envahi le marché en 2015, en vendant aux collectivités des outils numériques au service d’une démocratie plus ouverte, plus transparente”, explique La Gazette des communes. Elles constituent les civic techs, contraction de technologies civiques, au service de la gouvernance, afin de “faire de la politique autrement”. Les solutions de ces start-up, généralement vendues clés en main, répondent aux besoins directs des collectivités et leur évitent le développement souvent cher et fastidieux d’outils en interne.

Exemples de civic techs au service de la démocratie participative

Setavoo. Fondée en 2014, cette start-up française souhaite permettre “aux citoyens et aux collectivités de communiquer et d’interagir simplement”. Son application PopVox, occupe la double fonction d’outil de signalement et de réseau social entre les habitants et la collectivité.
– Les habitants peuvent signaler des dysfonctionnements, émettre des critiques sur les décisions prises ou proposer des idées pour améliorer le quotidien, tout en dialoguant entre eux et avec les élus.
– La ville peut se servir de l’application pour communiquer et délivrer des messages.
À Anglet, où PopVox est utilisée depuis 2016, “il y a plus de félicitations que de critiques et autant de propositions que de réclamations”, se félicite la municipalité. Mise en place dans plusieurs communes du Pays basque, PopVox envisage désormais un déploiement plus vaste, à l’échelle nationale, en visant notamment les villes de 50 000 à 100 000 habitants. Setavoo souhaite également enrichir son application avec des outils de sondages, de débats et d’évaluation afin de resserrer plus en profondeur les liens entre citoyens et collectivités.

Cap Collectif. Cette autre start-up française déploie ses plateformes numériques au sein des collectivités afin de les aider dans leur phase de consultation de la population, de réflexion sur un budget participatif ou encore de lancement de pétitions. L’entreprise rencontre un succès important et double son chiffre d’affaires tous les ans. Elle collabore déjà avec des grandes villes comme Paris, pour laquelle la plateforme “Madame la maire, j’ai une idée” a été déployée.
Cap Collectif compte aussi sur les élections municipales de 2020 pour s’imposer auprès des collectivités et prouver l’intérêt de son offre, tant pour les citoyens que pour les élus.

Les acteurs s’implantant sur ce segment se multiplient

Fluicity développe son application de démocratie participative et a réalisé 250 000 euros de chiffre d’affaires en 2015. La start-up espère lever au moins 2,5 millions d’euros en 2019 afin de dynamiser son expansion. Elle s’est également associée au CEA pour détecter les signaux plus faibles et moins marquants émis par les citoyens dans leurs demandes.
De son côté, iD City assure tripler son chiffre d’affaires chaque année grâce à son outil de concertation numérique. Pour se démarquer, la jeune pousse envisage aussi de se tourner vers la clientèle professionnelle en lui proposant des boîtes à idées et des outils digitaux de dialogue à mettre en place dans les entreprises.
Dans son rapport 2017 sur la démocratie numérique, l’organisme Open Source Numerics évoque la propagation de ces modes d’expression dans l’espace public. Pour les citoyens n’ayant pas accès aux outils numériques dans leur quotidien, des bornes digitales peuvent être installées dans les mairies ou des lieux clés de la ville. Elles accorderaient ainsi l’accès à ces nouvelles plateformes de consultation et de suggestion à un public plus large, et participeraient au déploiement de l’aspect démocratique de la smart city.

Des freins à lever

Encore jeune, le marché des civic techs fait face à plusieurs limites et obstacles qu’il devra dépasser :
La recherche de rentabilité, toujours préoccupante pour les start-up, peut être compliquée par le refus de subventions. Une jeune entreprise s’adressant aux collectivités pourrait refuser le recours à l’argent local afin de conserver son indépendance. Axel Dauchez, fondateur de la société prônant l’engagement civil Make.org, veut “garder [son] autonomie financière et donc éviter tout argent public”.
La question de la gestion des données constitue un autre point encore très flou. Une entreprise de la civic tech recueille forcément de nombreuses données en lien avec les opinions politiques des citoyens. Que se passerait-il si elle décidait ensuite de les revendre, ou si l’on découvrait qu’elle entretenait des liens étroits avec un parti politique ?

Le secteur reste jeune et, bien qu’il soit prometteur, il doit encore résoudre ces “problèmes démocratiques”, selon l’expression de La Gazette des communes, avant de pouvoir devenir réellement complémentaire des actions politiques non numériques déjà déployées.

À PROPOS DES MARCHÉS DE LA SMART CITY

Engorgement massif, bâtiments énergivores, réseaux d’énergie vétustes… Les villes concentrent les critiques reprochées à la société actuelle. La majorité d’entre elles peinent à répondre aux problé­matiques modernes et à s’adapter à l’évolution de leur environnement.

En s’appuyant sur les nouvelles technologies et les possibilités offertes par les data, la ville a la capacité de se réinventer et de devenir intelligente. Les outils numériques mis au point par les start-up apportent des solutions inédites. Les initiatives des grands groupes et des opérateurs histo­riques les complètent afin de gérer la ville plus efficacement dans les domaines économiques, sociaux et écologiques.

Les professionnels du BTP construisent des bâtiments moins énergivores et entièrement connectés. Les opérateurs énergétiques rendent les réseaux d’eau et d’électricité intelligents. Les spécialistes des déplacements misent sur la diversification des modes de transport urbain et l’amélioration de l’offre de transports en commun. Cette vague d’innovations concerne un vaste ensemble de secteurs.

La smart city (ou ville intelligente) se présente comme une créatrice d’opportunités majeures pour les entreprises, tant en ce qui concerne l’aspect économique que pour recréer du lien avec les collectivités et les citoyens. Si la gouvernance du marché reste à construire, son essor semble inéluctable puisqu’il est impératif que les villes s’adaptent aux nouvelles attentes sociétales.

 

Étude réalisée par Samuel Arnaud – samuel.arnaud@indexpresse.fr

 

Les jeunes seniors (55 – 75 ans) devraient être plus de 20 millions en France d’ici 2030, contre 15 millions actuellement. Cet essor démographique s’accompagne d’une transformation des mentalités. Les jeunes seniors d’aujourd’hui sont les soixante-huitards d’hier. Ils ont des envies nouvelles et des comportements différents de ceux de leurs aînés. Pour les marques, il devient essentiel de s’intéresser à ce public afin de tirer parti des nouvelles opportunités économiques qu’il apporte. Quel que soit leur secteur d’activité, les entreprises doivent exploiter l’attractivité de cette clientèle au pouvoir d’achat conséquent et en bonne forme physique. Encore faut-il savoir comment l’aborder…

Investir le bien-vieillir et casser les codes traditionnels du vieillissement

En cherchant à réinventer la vieillesse, les jeunes seniors transforment leur manière d’aborder des segments traditionnels de la consommation, comme le textile. Dans le même temps, ils imposent également leur présence dans des domaines récents, apparus ces dernières années, tels que le commerce électronique, l’économie collaborative ou l’économie sociale et solidaire. Face à ce public et à ses nouvelles envies et attentes, les acteurs de tous ces secteurs sont sommés d’adapter leurs offres s’ils ne veulent pas passer à côté de cette cible.

L’exemple de l’économie collaborative chez les jeunes seniors : un marché amené à se développer

En Europe, les jeunes seniors français apparaissent comme les plus ouverts à une économie collaborative, partagée, « ubérisée », selon l’Observatoire Cetelem de la consommation. Ils sont 76 % à avoir une image positive ou très positive des services de consommation collaborative et de partage. Si cette tranche d’âge privilégie toujours la possession pour bénéficier d’un plus grand confort d’usage, elle n’est pas fermée à la location et au partage sur certains segments. Ainsi, le covoiturage ou le partage de matériel de bricolage s’avèrent être des pratiques à creuser chez les seniors.
Le partage d’appartements semble moins porteur au sein de cette population. Toutefois, cela  n’empêche pas un acteur comme Airbnb d’observer une hausse du nombre d’hôtes de plus de 50 ans sur sa plateforme.
Cet élan vers le collaboratif peut s’expliquer par la volonté des seniors de créer du lien communautaire et de rester en contact avec les autres générations. Intégrer une plateforme collaborative leur offre également la possibilité de rester actifs, tout en générant un revenu supplémentaire. Contrairement aux autres segments de grande consommation où ils se considèrent parfois stigmatisés, ils peuvent ici se sentir valorisés, tant par la transmission de leur expérience et savoir-faire que pour les bénéfices, humains et financiers, qu’ils en dégagent.

Certaines plateformes prennent de l’ampleur

De nouvelles entreprises font émerger des solutions spécifiquement destinées aux jeunes seniors. En voici quelques exemples :

  • Lancé en 2016, Les Talents d’Alphonse propose aux retraités de partager leur savoir-faire dans de nombreux domaines avec les jeunes générations. Chaque senior est payé 15 euros par heure de cours, 10 euros par heure de garde d’enfants, montants sur lesquels l’entreprise récupère une commission pour se rémunérer. “Notre idée est d’amener ce lien intergénérationnel en France et de faire en sorte que les jeunes retraités maintiennent des relations sociales”, explique Barthélémy Gas, le cofondateur du site. Soutenue par le groupe d’assurance Maif qui l’accueille dans son espace dédié aux start-up, la jeune pousse ambitionne de grandir en densifiant son réseau et le nombre de villes desservies.
  • Le site Seniors à votre service, également basé sur le partage du savoir-faire des seniors, a une orientation financière plus assumée. Il se revendique en effet comme un site de petites annonces pour les plus de 55 ans. Entre 2012 et 2016, le nombre de candidats inscrits sur cette plateforme a triplé pour atteindre 174 000 membres. Particuliers et professionnels y  trouvent des annonces diverses (bricolage, jardinage, ménage, garde d’enfants, promenade d’animaux, cuisine, lecture…). L’entreprise a basé son business model sur un système d’abonnement. Ce fonctionnement permet à l’entreprise de “très bien se porter financièrement”, selon Valérie Gruau, fondatrice du site.
  • La société Rézo-Pouce, spécialisée dans le covoiturage du quotidien, a déployé durant l’été 2019 un nouveau service sur le plateau picard, Rézo Seniors. Celui-ci a été pensé pour aider les retraités isolés dans les territoires ruraux à continuer à mener une vie active. Les conducteurs  volontaires pour tester le système sont alertés à chaque nouvelle demande de déplacement effectuée par un senior, et peuvent ou non accepter la requête, contre rémunération. Rézo-Pouce a prévu de tester son nouveau dispositif  jusqu’à la fin de l’année 2019 sur le territoire picard, puis de l’étendre à d’autres zones où son service principal est déjà utilisé.

Les plus de 60 ans “sont la catégorie d’utilisateurs qui connaît la croissance la plus rapide parmi les adeptes du covoiturage”
France Info, 2018

  • La hausse du nombre de divorces et la démocratisation des outils numériques chez les jeunes seniors participent aussi à l’essor du marché des sites de rencontre pour jeunes seniors. 9 millions de seniors français seraient célibataires. Au fil des années, le secteur a vu son offre se multiplier et la segmentation s’étoffer. Sites gratuits ou payants, orientés vers le haut de  gamme comme Elite Rencontre Senior, dédiés aux personnes homosexuelles tels SeniorTolerant, le marché grossit et a fini par attirer de grands noms du domaine : le groupe français Meetic a lancé en 2017 sa déclinaison spéciale seniors Disons Demain. Deux ans après son ouverture, il comptait déjà un million d’inscrits. Les rencontres pour seniors deviennent également possibles via des applications mobiles dédiées. Le groupe britannique MagicLab, déjà propriétaire de l’application de rencontres Badoo, a dévoilé Lumen, consacrée aux plus de 50 ans, en 2018. Disponible dans six pays dont la France, elle recense déjà un million d’utilisateurs. Certains sites choisissent de présenter une application mobile en complément de leur version Web. C’est par exemple le cas de Nos Belles Années, présent en France et dépendant du groupe américain Spark Networks. Ces nouveaux outils permettent aux jeunes seniors d’adapter les codes traditionnels de l’amour et du couple à leurs nouveaux désirs, tout en restant en phase avec l’ère numérique et collaborative actuelle.

 

Samuel Arnaud

Cette étude a été réalisée par Samuel Arnaud, en collaboration avec Gaëlle Cocâtre
samuel.arnaud@indexpresse.fr

 

 

 

Voici le dernier volet de notre série d’articles sur « Les nouvelles tendances alimentaires ».
Au programme : le point sur les prochaines tendances pour les produits alimentaires, au cœur des stratégies des acteurs traditionnels et des nouveaux entrants.
Si vous avez manqué les premiers articles de notre série, les voici !
La prise de conscience des consommateurs (1/4)
Les marchés phares : produits « sans », bio et végétal (2/4)
Les stratégies des acteurs de l’alimentation s’adaptent (3/4)

Les prochaines tendances pour les produits alimentaires (4/4)

L’importance croissante des aspects environnementaux

De plus en plus attentifs aux conséquences de leurs achats, les consommateurs français se montrent plus responsables. Ils placent la lutte contre le gaspillage alimentaire comme un enjeu essentiel parmi les nouvelles tendances qui caractérisent le marché de l’alimentation. Si cette tendance se renforce depuis plusieurs années, elle fait aussi l’objet de mesures gouvernementales depuis l’année 2016 (loi Garot). Les distributeurs de l’agroalimentaire se montrent réactifs : actions antigaspillage, meilleure gestion des stocks, dons aux associations, stickage des produits difficiles à vendre, valorisation des déchets… Des start-up se positionnent en tant qu’intermédiaires dans ces démarches.

gaspillage

 

S’ils sont une réponse au problème du gaspillage alimentaire, les emballages représentent aussi une source de pollution importante. Plusieurs initiatives tentent de résoudre cette problématique de la surabondance des emballages et du plastique dans l’alimentation : innovations liées à la conservation des produits, expansion du vrac et des sachets réutilisables, développement des emballages comestibles…
La production d’huile de palme est une autre préoccupation, liée à l’impact environnemental et au risque pour la santé. Plusieurs initiatives sont mises en place par les professionnels de l’industrie agroalimentaire : surveillance de l’évolution des plantations, recettes « sans huile de palme » par exemple.

La foodtech et les nouvelles technologies

La digitalisation de la société favorise le développement de nouvelles entreprises particulièrement innovantes. Informations nutritionnelles, aide à la décision d’achat, applications de coachs nutritionnels, appareils connectés pour le fait-maison, développement des services de livraison à domicile, blockchain pour garantir la transparence et la traçabilité des aliments,  plateformes collaboratives de mise en relation des professionnels (producteurs et restaurateurs par exemple)… Ces entreprises misent sur de nouvelles technologies permettant de développer des services en adéquation avec les nouvelles attentes des consommateurs.

Les prochaines tendances alimentaires vont-elles faire émerger des nouvelles filières ?

Quelques nouveaux produits font déjà parler d’eux et pourraient s’inscrire à plus ou moins long terme dans les nouvelles habitudes alimentaires des Français. L’entomophagie (la consommation d’insectes par les humains), alternative à notre consommation de viande et peu consommatrice de ressources en production, est autorisée depuis 2018 par une nouvelle réglementation européenne. Outre des barrières institutionnelles importantes, la France fait toujours face à des freins culturels. Manger des insectes reste difficile pour beaucoup de consommateurs… Le marché reste pour l’instant axé sur l’alimentation animale.

Avec 27 millions de tonnes produites dans le monde en 2018, les algues ne sont pas un marché nouveau mais elles représentent un terrain propice aux innovations. Elles sont une source d’avenir en protéines (microalgues) et répondent en autres au développement du marché végan. De plus en plus d’acteurs y investissent.

Enfin, dans les nouvelles tendances en voie de développement, le segment des compléments alimentaires est appelé à jouer un rôle majeur dans un avenir plus ou moins lointain. Micronutrition, super-aliments et aliments fonctionnels (probiotiques par exemple), s’avèrent être des catégories avec un réel potentiel.

 

 

 

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires », nous vous proposons une série d’articles sur ce sujet. Dans ce troisième volet : les stratégies des acteurs de l’alimentation.
Si vous avez manqué les deux premiers articles sur ce sujet, découvrez-les maintenant :
La prise de conscience des consommateurs (1/4)
Les marchés phares : produits « sans », bio et végétal (2/4)

Tendances alimentation : les stratégies de l’agroalimentaire s’adaptent (3/4)

La concurrence est accrue entre la grande distribution et les enseignes spécialisées. Les généralistes semblent être en quête d’expansion alors que les spécialistes se tournent vers la recherche de qualité qui fait leur cœur de métier. Ces stratégies sont particulièrement visibles en ce qui concerne l’alimentation bio. Alors que les spécialistes tendent à se différencier d’une alimentation générale qui gagne du terrain, ces deux circuits se rejoignent pourtant sur plusieurs axes de développement majeurs.

Les GSA sont en quête d’expansion via leur parc spécialisé

Les enseignes de la grande distribution ouvrent leurs propres concepts spécialisés pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs mais aussi pour contrecarrer l’érosion des ventes qu’elles subissent. Cette stratégie ne semble pas porter ses fruits aussi rapidement qu’espéré. Gestion des magasins, difficulté d’atteindre des consommateurs militants et exigeants, problématique de l’approvisionnement… Certaines d’entre elles procèdent à des prises de participation ou des rachats d’enseignes spécialisées existantes pour s’affranchir de leur image négative d’enseigne généraliste.

Stratégies de l’agroalimentaire : le retour aux valeurs pour les spécialistes

Les enseignes spécialistes représentent le second canal de distribution avec 36,3 % des ventes de produits bio en France en 2018, selon l’Agence Bio. Elles ne connaissent plus la croissance qui a fait leur succès durant les années précédentes. Bien qu’ils se disent peu menacés, les spécialistes historiques du bio misent sur leurs valeurs « au-delà du bio », telles que le bien-être animal et les circuits courts, pour se différencier. Ils renforcent leur position de spécialistes et cultivent leur différence. S’ils misent toujours sur le développement de leur parc, les acteurs les moins importants doivent aussi repenser leur modèle pour résister à l’offensive des GSA (regroupements, franchise).

Derrière les enseignes dites “bio”, se cachent des magasins qui répondent plus globalement aux nouvelles attentes des consommateurs. Ainsi, évoquer une enseigne bio permet de mettre en avant les produits issus de l’agriculture biologique, mais également des gammes “sans” ou végétales qui composent également une partie de l’offre de ces enseignes.


GSA et distributeurs spécialisés adoptent certains axes stratégiques 
similaires

  • Tous les distributeurs  s’emparent de l’e-commerce, canal de vente en croissance dans l’alimentaire. Après avoir développé la livraison, les enseignes spécia­listes s’intéressent au drive, ce dernier étant déjà en forte croissance du côté des GMS.
  • Le développement de ses propres marques (MDD) est également un élément essentiel pour se différencier et proposer de nouvelles gammes bio, végétales et “sans”.
  • La vente en vrac, à l’origine pré carré des enseignes spécialisées, s’installe aussi au sein des GMS.
  • Tous travaillent leur merchandising afin de stimuler les ventes et répondre aux attentes de la clientèle habituée des magasins de proximité.
  • Enfin, ils améliorent aussi leur sourcing, notam­ment en aidant les producteurs à se convertir au bio. Cet axe stratégique s’avère par ailleurs béné­fique en termes d’image.

De l’amont à l’aval, l’organisation des industriels

Si les distributeurs jouent leur rôle pour s’adapter aux nouvelles envies des consommateurs, les professionnels de l’industrie mettent également tout en œuvre pour en tirer pleinement profit. Ils proposent donc :

  • De nouvelles gammes végétales
  • De nouvelles recettes dans des gammes existantes (alternatives végétariennes)
  • Un élargissement de l’offre de produits « sans »
  •  Le développement du segment bio

Pour accentuer leur positionnement sur les segments bio, “sans” et à base de végétal, certains groupes de l’industrie alimentaire misent également sur la croissance externe afin de renforcer leur portefeuille. Des acteurs historiques du végétal ou du bio font également évoluer leur gamme et misent sur des produits plus gourmands afin de faire du goût un argument de vente.
Comme les distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire s’engagent pour leur image de marque. Ils proposent des recettes plus saines, en meilleure collaboration avec la filière et les producteurs. Ils mettent également tout en œuvre pour rassurer les consommateurs en améliorant la traçabilité des produits afin de ne pas reproduire les scandales récents.

La restauration s’adapte

De nouveaux concepts bio, végan, “sains”, sans gluten se créent sous la forme de chaînes et/ou en franchise. Ils ont une identité définie à partir d’un ou de plusieurs nouveaux comportements alimentaires et régimes des consommateurs. Malgré une proportion de 83 % de Français souhaitant manger davantage de bio en restaurant (selon le baromètre 2018 de l’Agence Bio/CSA Research), le bio peine à se faire une place en restauration commerciale. Seulement 206 millions d’euros ont été dépensés en 2017 dans la restauration commerciale en achat de produits biologiques. Au total, moins de la moitié des établissements, soit 45 %, proposent des plats entièrement bio sur ce circuit. Le végan s’avère particulièrement dynamique, et le manger sain est un argument fort pour les réseaux de restauration. Face à ces nouveaux entrants, les restaurateurs traditionnels revoient leurs cartes afin d’y introduire des plats et des menus répondant aux nouvelles attentes.
Les restaurateurs, nouveaux entrants ou anciens acteurs du secteur, mettent en avant une offre qualitative, grâce au sourcing et à l’intégration de produits frais dans leurs préparations.
Parallèlement, les services se développent en adéquation avec les attentes des consommateurs :

  • La livraison à domicile, en crois­sance, est un canal de vente que les restaurateurs doivent adopter pour répondre à leurs besoins.
  • Se positionner sur de nouveaux moments de consommation devient un axe stratégique pour toucher différents profils de clients, jeunes et moins jeunes.

Ces nouvelles tendances se déve­loppent aussi en restauration collective, grâce à une cuisine saine et la prise en compte des besoins des salariés. Dans la restauration collec­tive du secteur public, le bio et le végétal seront amenés à se développer davantage encore sous l’impulsion d’une volonté gouvernementale.

 

Prochainement, le 4ème et dernier volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : quelles seront les prochaines tendances ?

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires »,  nous vous proposons une série d’articles sur ce sujet. Si vous avez manqué le premier article sur ce sujet, découvrez-le maintenant !

Les marchés phares : produits « sans »et végétal, l’alimentation bio (2/4)

Avec l’évolution des attentes et des comportements des consommateurs, les marchés des aliments bio, des pro­duits “sans” et ceux des produits à base de végétal tirent leur épingle du jeu et poursuivent leur croissance.

Les produits « sans », une catégorie récente et porteuse

Répondant à la fois aux besoins des personnes allergiques et à ceux des consommateurs soucieux de leur alimentation, les produits « sans » séduisent toujours plus les Français. En conséquence, le marché s’enrichit sans cesse de nouveaux produits : “sans OGM”, “sans sucre”, “sans sel”, “sans additifs”, “sans cuisson”, “sans antibiotiques”, etc.
La catégorie phare de ce marché est celle des produits sans gluten, en hausse de 7 % sur un an en août 2018. Quoique moins marquée en 2018 par rapport à 2017, la croissance semble encore amenée à se poursuivre. Elle est tirée par l’atout santé des produits proposés sur le marché dans différents rayons (petit déjeuner, épicerie sucrée et salée ou encore surgelés). Très médiatisée, et souffrant parfois d’une mauvaise publicité, cette catégorie devrait se recentrer sur les consommateurs réellement intolérants au gluten. Les produits “sans sucre” et “sans sucres ajoutés” poursuivent égale­ment leur croissance en valeur, grâce aux innova­tions, notamment sur les instants de consommation comme le petit déjeuner et le dessert.

Les produits de l’alimentation bio affichent une croissance à deux chiffres

La fulgurante croissance du mar­ché de l’alimentation bio continue, avec une hausse de 15,7 % en 2018. Représentant 5 % de la consomma­tion générale des produits alimentaires, le bio affiche encore un potentiel de croissance important. L’année 2018 a été marquée par la poursuite de la croissance des enseignes de grandes et moyennes surfaces (GMS) parmi les cir­cuits de distribution. Face à elles, les enseignes spécialisées ont perdu des parts de marché. Près de la moitié des achats bio des ménages sont réa­lisés auprès des enseignes généralistes. La clé de ce dynamisme réside dans le développement de leurs marques de distributeur (MDD). Celles-ci représentaient en 2018 près de 45 % des ventes bio (selon Iri). En GMS, le rayon frais en libre-service domine les ventes, en valeur, devant l’épicerie et la crémerie.

Le végétal : présent dans tous les rayons

Le marché du végétal, en progression de 17,7 %, à 360,8 millions d’euros, dispose également d’un important potentiel. Dynamique, le rayon trai­teur végétal affiche une croissance de 25,5 % sur un an, en mars 2019, en hyper et supermarchés. Les desserts végétaux, en hausse de 21,5 % dans tous les circuits GMS sur un an, en janvier 2019, profitent de cet essor. Plus importante en valeur, la catégorie des boissons végétales semble arri­vée à maturité, avec une croissance moins mar­quée – elle était toutefois encore de 11,4 %. Sur chacun de ces segments, les intervenants sont de plus en plus nombreux et la concurrence s’intensifie.

Prochainement, le 3ème volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : Les acteurs traditionnels et les spécialistes adaptent leurs stratégies

 

A l’occasion de la mise à jour de notre Business Étude sur « Les Nouvelles tendances alimentaires », nous entamons aujourd’hui une série d’articles sur ce même sujet !
Quels sont les facteurs à l’origine de ces nouvelles tendances ? Quels sont les rayons les plus dynamiques ? Comment les enseignes spécialisées font-elles face à la concurrence des grandes surfaces alimentaires ? Quelle stratégie les industriels de l’agroalimentaire déploient-ils pour se diversifier ? Comment les restaurateurs s’adaptent-ils aux nouveaux comportements des consommateurs ? Quelles sont les opportunités pour les jeunes entreprises ? Quelles nouvelles tendances se dessinent ?

Alimentation et consommateurs : la prise de conscience (1/4)

En hausse en 2018, avec un chiffre d’affaires de 176,1 milliards d’euros, le marché français de l’agroalimentaire est confronté aux nouvelles attentes des consommateurs, auxquelles il se doit de répondre pour continuer sa croissance. Après plusieurs scandales alimentaires, la confiance des Français envers les aliments s’est érodée…

Qualité, santé, simplicité

Les Français se sentent concernés par le respect de l’environnement, le commerce équitable et leur santé, et font évoluer rapidement leurs comportements alimentaires. Ils tendent ainsi à transformer en profondeur ce marché traditionnel. Les critères d’achat évoluent : les consommateurs accordent une attention croissante à la qualité de leurs aliments. Cet aspect est devenu un élément prioritaire dans les décisions d’achat, tout comme le prix (toujours au centre des préoccupations).

Des risques pour la santé ?

Les consommateurs ont besoin d’être rassurés quant à l’impact des aliments sur leur santé. Aussi, 82 % des Français affirment avoir renforcé l’attention qu’ils portent à leur alimentation entre 2012 et 2017 (d’après une étude de l’Observatoire des éthiques dans l’alimentaire). Scandales alimentaires, montée du mouvement végan, modes de vie sédentaires, consommation de produits transformés… Le doute croissant lié au risque alimentaire est le fruit de divers phénomènes cumulés. La sensibilité accrue de la population aux enjeux de santé s’accompagne d’une méfiance toute particulière envers les grands acteurs de l’industrie agroalimentaire. Ainsi, les petites sociétés de l’agroalimentaire et les enseignes de distribution biologique génèrent plus de confiance que la moyenne.

Les produits naturels et locaux

Dans leur recherche de réassurance, les consommateurs se tournent vers une alimentation qui allie plaisir et bienfaits pour la santé : ils semblent voir une des clés du bien-être dans les aliments “naturels” et locaux. L’attrait pour des produits plus simples, à échelon local et respectueux de l’environnement serait, en partie, une résultante des crises et une réponse à la méfiance ressentie envers les industriels de l’agroalimentaire et leurs méthodes.

naturalité

La recherche de naturalité se traduit entre autres par un intérêt marqué pour les aliments ayant des mentions “sans” et “Made in France”. Parallèlement, on observe une croissance de l’attrait pour les produits issus de l’agriculture biologique. En outre, la tendance en faveur des céréales et des légumineuses s’affirme avec 20 % de consommateurs de plus qu’en 2015, soit 38 % d’acheteurs

L’étiquetage et le besoin de transparence

Disposer de plus d’informations relatives aux aliments est une demande des consommateurs français. Ces derniers souhaitent voir apparaître des informations supplémentaires sur les aliments : usage de produits chimiques, présence d’OGM, origine des ingrédients, informations nutritionnelles compréhensibles. S’ils ne pallient pas le manque d’information perçu par les Français, les labels constituent néanmoins un élément de traçabilité qui les rassure.

L’attrait pour le végétal

41 % des Français disent avoir consommé plus de produits végétaux depuis deux ans. Ils cherchent à apporter plus de végétaux dans leur alimentation, avec une déconsommation des produits d’origine animale. Sans pour autant vouloir se conformer à des régimes stricts, les Français sont sensibles à l’influence des pratiques minoritaires. Le prix est le principal frein à la consommation de produits à base de végétaux. Le manque de plaisir et le manque d’assurance constituent deux autres barrières.

Tendance à la simplification

L’accélération des rythmes de vie induit une tendance de fond : la simplification et le raccourcissement de la durée des repas, notamment sur le lieu de travail. Cette évolution se traduit (surtout chez les 15-30 ans) par une baisse de la diversité alimentaire, une consommation croissante de produits transformés (notamment de plats très caloriques), et un plus grand fractionnement des prises alimentaires au cours de la journée sur le modèle des États-Unis.
Pour autant, ces consommateurs  ne sont pas sans contradictions ! Ils sont aussi sensibles à l’origine des produits et préoccupés par leur santé. Ils cherchent avant tout à donner un sens à leur alimentation : le rituel des trois repas par jour synchronisés reste ancré chez eux ; leur besoin de réassurance se traduit aussi par une recherche d’authenticité ; ils aiment également personnaliser leurs plats et se tournent vers des produits “à faire soi-même”. Les quatre clés pour séduire ce public plein d’ambivalence restent la praticité, l’accessibilité financière, la réassurance et le plaisir.

Alimentation et consommateurs : des comportements variés

De nouveaux comportements alimentaires progressent. Davantage de Français optent pour le végétarisme et le flexitarisme, tandis que le véganisme, défini comme un mode de vie, gagne en popularité dans les médias et auprès des consommateurs. Le nombre d’adeptes du régime sans gluten progresse. Autant de nouvelles pratiques alimentaires qui viennent s’ajou­ter aux régimes adoptés par les consommateurs allergiques ou intolérants à certains aliments, même si leur taux de pénétration diffère selon l’âge, le niveau d’étude ou le revenu.

 

 

Prochainement, le 2ème volet de notre série « Nouvelles tendances alimentaires » : Les marchés phares qui profitent de ces nouvelles tendances